Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont particulièrement marquée. Des récits personnels aux visites de divers événements, c’est le moment de (re)partager nos coups de cœur d’août 2025 !
Chiara Indelicato
« Il y a quelque chose de magnétique ici. Peut-être que c’est pour ça que certaines personnes ne peuvent plus la quitter », assure Chiara Indelicato au sujet de Stromboli. Son ouvrage Pelle di Lava s’intéresse ainsi à l’existence au sein de cette île volcanique dont la surface n’excède pas les 12 km². À la suite d’un incendie qui s’est achevé en un torrent de boue, la photographe a consulté les archives de l’Institut géographique militaire afin de mieux comprendre les transformations successives du paysage. En résulte un travail en noir et blanc qui exhume une histoire dont la mémoire humaine tend à oublier des passages.
Jonathan Chandi
Jonathan Chandi nous dévoile les dessous d’une série inspirée d’un clip musical sud-coréen. Au lieu de reprendre la vidéo trait pour trait, l’artiste se livre à une interprétation libre. Pour ce faire, il articule ses portraits autour des émotions inexprimées. Dans des nuances de bleu, les êtres se dédoublent et se révèlent dans toute leur fragilité. « Ce flou, cette lenteur, cette mélancolie sourde, c’est ma manière de traduire ce que ses images déclenchent en moi », explique-t-il. L’ensemble prolonge ainsi l’œuvre originale et propose de l’appréhender sous un autre prisme.
Sophie Alyz
Ce mois-ci, Sophie Alyz nous plonge dans sa photothèque et nous en dit davantage sur son univers poétique. Parmi ses sources d’inspirations se comptent notamment les photographes Sarah Moon, Pentti Sammallahti et Nick Brandt ou encore les peintres Vilhelm Hammershøi et Léon Spilliaert. Leurs visions du monde ont façonné ses expérimentations personnelles, faites de flous, de reliefs et de déformations en tous genres. Au fil des questions, elle aborde tout autant les sujets qui l’animent et traversent ses œuvres délicates.
Vanessa Stevens
Pour réaliser ses collages, Vanessa Stevens suit toujours le même mode opératoire. Elle découpe des bandes de 2,5 cm de large, qu’elle prélève dans des magazines pour l’essentiel, et les assemble selon les couleurs, les motifs ou encore les textures qu’elles présentent. Séduisants à l’œil, ses montages nous plongent alors dans des atmosphères disparates qui invitent à la libre interprétation. « Je pense que certains de mes collages sont vraiment émotionnels et aussi très personnels ! », souligne ainsi l’artiste qui, habituellement, officie dans le secteur de la mode et de la beauté.
Yu Hsuan Chang
En parallèle de ses projets commerciaux, Yu Hsuan Chang alimente deux séries personnelles, entamées il y a plusieurs années : G-Book et ILandscape. Si la première donne à voir des femmes qui habitent à Taïwan, la deuxième dépeint l’environnement dans lequel elles évoluent, qu’il s’agisse de Taipei, la capitale, ou des autres villes du territoire. En fin de compte, en croisant ces deux projets pourtant différents dans la forme, l’artiste esquisse les contours de l’existence qu’elle perçoit sur place.