
Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont particulièrement marquée. Des récits personnels aux visites de divers événements, c’est le moment de (re)partager nos coups de cœur de février 2026 !
Walter Chandoha
Toiletpaper a décidé de placer 2026 sous le signe des chats, en témoigne son calendrier sorti pour la nouvelle année. Chaque mois, les heureux propriétaires peuvent découvrir des photographies de félins hauts en couleur, posant sur des fonds allant du bleu au rouge, en passant par le rose. Toutes sont signées de l’artiste américain Walter Chandoha, qui a passé l’essentiel de sa carrière à les immortaliser. Au fil des décennies, il a ainsi composé une esthétique du portrait animalier qui lui est propre, reconnaissable en un coup d’œil.

Farida Hamak
« Depuis près de cinquante ans, mon travail photographique est traversé par la notion de trace : d’abord celles laissées par les guerres, que j’ai documentées en tant que reporter au Liban, en Syrie, en Irak ou en Palestine, puis celles plus intimes de l’exil, de la mémoire familiale et des mutations territoriales en Algérie », explique Farida Hamak. Réalisée entre 2022 et 2024, sa série Empreintes s’inscrit dans ce sillage. Au gré de ses images, saisies au cours de résidences en Tunisie, l’artiste joue avec la lumière et exhume les preuves d’un passage qui façonnent les lieux et les êtres.

Simone Veil – Mes sœurs et moi
Jusqu’au 15 octobre 2026, le Mémorial de la Shoah présente une exposition sur Simone Veil et ses sœurs, qui ont survécu à Auschwitz, là où leur frère et leurs parents ont disparu. Pensée par David Teboul, celle-ci prend source dans des archives familiales, entremêlant correspondances et photographies. Il s’agit d’ « un archivage des fragments, de cette matière fragile du souvenir. Un rapport intime, presque émotionnel, aux lieux et à l’expérience de la Shoah », explique le réalisateur et scénariste. Au-delà de raconter l’histoire d’une famille, elle témoigne de celle d’un peuple, soulignant toute l’importance de la mémoire.

Maria Siorba
Maria Siorba vient de publier Blank Verse aux éditions Départ pour l’Image. Pensé comme un dialogue entre notre intériorité et le monde extérieur, ce premier ouvrage fait de portraits et de paysages s’intéresse à nos tentatives de connexion. « Ma démarche naît d’une attention aiguë à la perception et au paradoxe de ses multiples formes, précise-t-elle. En cherchant à comprendre comment nous voyons, ressentons et communiquons, je me heurte sans cesse à l’impossibilité d’aboutir à une conclusion définitive. Mes images surgissent souvent d’une interrogation existentielle, d’une tension ou d’un état indicible ; je me saisis alors de mon appareil et je tente ma chance. »

Margaux Fournier
« Au départ, je pensais écrire une fiction. Mais je me suis confrontée à une réalité très concrète. Des actrices de 60 ans avec un accent marseillais, il n’y en a pas des milliers dans le système, ou elles n’ont pas de carrière qui dure aussi longtemps », souligne Margaux Fournier. Dans un court métrage intitulé Au bain des dames, elle raconte l’histoire d’un groupe d’amies retraitées. Selon une approche documentaire, le quotidien se déploie entre moments de légèreté et événement dramatique.