Désertification touristique

08 juin 2020   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Désertification touristique

Habituellement très fréquentés, les temples d’Angkor, au Cambodge, se sont retrouvés vidés de toute âme. Le Français Greg Mo capture ces paysages silencieux en pleine crise du Covid-19. Une aubaine pour les locaux, un désastre pour le tourisme. 

Installé au Cambodge, le photographe français Greg Mo s’intéresse à la désertification des temples d’Angkor survenue durant l’épidémie du coronavirus. Alors que 125 cas ont été déclarés, le pays est un des rares à recenser zéro décès. « La plupart des cas positifs étaient des ressortissants français. Lorsque les Khmers voyaient des Barangs – terme pour désigner un Français et par extension un blanc – ils prenaient la fuite, ils étaient inquiets. On me surnommait même « M. Covid » », raconte Greg Mo. Ce reportage dresse un portrait à double dimension. La population locale se réapproprie ces hauts lieux archéologiques, mais l’économie du tourisme pâtit de cette situation. En 2019, Angkor accueillait plus de six millions de visiteurs, les files d’attente s’inscrivaient alors dans le paysage habituel. « J’ai voulu montrer les temples vides. L’affluence n’a jamais été aussi faible que depuis l’époque des Khmers Rouges en 1979. Je voulais  aussi illustrer les répercussions diverses que cela implique sur les business autour », explique le photographe.

© Greg Mo © Greg Mo © Greg Mo © Greg Mo © Greg Mo © Greg Mo © Greg Mo © Greg Mo

© Greg Mo

Explorez
Les coups de cœur #575 : Marie Levi et Fiona Tranchart
© Fiona Tranchart
Les coups de cœur #575 : Marie Levi et Fiona Tranchart
Marie Levi et Fiona Tranchart, nos coups de cœur de la semaine, composent toutes les deux avec les espaces qui les entourent. L’une se...
16 février 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Empreintes : Farida Hamak et les traces que nous laissons
© Farida Hamak / Regard Sud galerie
Empreintes : Farida Hamak et les traces que nous laissons
Réalisée en Tunisie au gré de résidences artistiques, Empreintes dévoile une déclinaison de fragments aux lignes épurées. À...
13 février 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
11 expositions photographiques à découvrir en février 2026
© Martin Parr
11 expositions photographiques à découvrir en février 2026
Pour occuper les journées d'hiver, la rédaction de Fisheye a sélectionné une série d'événements photographiques à découvrir à Paris et...
04 février 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Blue Monday : 28 séries de photographies qui remontent le moral 
© Charlotte Robin
Blue Monday : 28 séries de photographies qui remontent le moral 
Depuis 2005, chaque troisième lundi de janvier est connu pour être le Blue Monday. Derrière ce surnom se cache une croyance, née d’une...
19 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Circulation(s) 2026 et les écritures visuelles plurielles
© Marine Billet
Circulation(s) 2026 et les écritures visuelles plurielles
Circulation(s), festival événement de la photographie émergente européenne, revient pour sa 16e édition, du 21 mars au 17 mai 2026. Une...
Il y a 4 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
Le Château d’Eau réinventé : une visite guidée dans les pas de Sophie Zénon
© Sophie Zenon
Le Château d’Eau réinventé : une visite guidée dans les pas de Sophie Zénon
Le Château d’Eau de Toulouse a rouvert ses portes le 22 novembre 2025 après dix-huit mois de travaux. Pour inaugurer ce site...
17 février 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
La sélection Instagram #546 : paysages monochromes
© sarahheartsoul / Instagram
La sélection Instagram #546 : paysages monochromes
L'hiver a effacé le bruit du monde. Cette semaine, les photographes de notre sélection Instagram arpentent des terres où la couleur s'est...
17 février 2026   •  
Les coups de cœur #575 : Marie Levi et Fiona Tranchart
© Fiona Tranchart
Les coups de cœur #575 : Marie Levi et Fiona Tranchart
Marie Levi et Fiona Tranchart, nos coups de cœur de la semaine, composent toutes les deux avec les espaces qui les entourent. L’une se...
16 février 2026   •  
Écrit par Ana Corderot