E-commerce: 150 dollars le selfie

12 août 2015   •  
Écrit par Fisheye Magazine
E-commerce: 150 dollars le selfie
Le site web “Sellfie”, lancé en juillet dernier, est un e-shop très particulier. Comme son nom l’indique, il met en vente des selfies publiés sur Instagram, sans l’autorisation de leurs auteurs.

Contraction entre sell (“vendre” en anglais) et selfie, Sellfie propose à la vente, comme son nom l’indique, des autoportraits publiés sur Instagram. Le site explore le réseau social à travers le hashtag dédié à son petit commerce, #selfie, puis met en ligne les images récupérées pour la modique somme de 150 dollars (soit 134 euros).

selfie21
Capture d’écran / © Petapixel

 

L’interface de la plateforme fonctionne comme une galerie où l’utilisateur peut faire défiler une série de selfies d’inconnus. Chaque photographie est vendue en exemplaire unique et disparaît du site une fois achetée.

sellfiesale
Capture d’écran / © Petapixel

Damjan Pita est l’un des développeurs de ce business éthiquement contestable. Basé à New York, il est directeur artistique spécialisé dans le digital et fait partie d’un collectif baptisé Do Something Good (traduction: “faire quelque chose de bien”).

Flou législatif

La démarche semble largement inspirée par le photographe Richard Prince qui faisait scandale en mai dernier en exposant une série de photos volées sur Instagram qu’il vendait 90 000 dollars pièces. Ce-dernier arguait pour se défendre qu’il s’agissait “d’appropriation d’art” et de “transformation” (il ajoutait ses propres commentaires aux posts Instagram qu’il avait exposés).

Ce qui est considéré selon la jurisprudence américaine comme un “usage acceptable” (fair use), selon un ensemble de lois qui apportent des limitations ou des exceptions aux droits exclusifs de l’auteur sur son œuvre. Or d’après un spécialiste interrogé par le Huffington Post, les impressions vendues par Sellfie ne sont pas suffisamment “transformées” pour être considérées par la loi comme un “usage acceptable”.

Au-delà de ces questionnements légaux, l’initiative de Do Something Good souligne la force du selfie qui semble de plus en plus s’imposer aujourd’hui comme une forme artistique à part entière du digital. Cité par le Huffington Post, Damjan Pita considère que “le selfie est comme le miroir de notre époque”.

(via Petapixel et Huffington Post)

Explorez
5 événements photo à découvrir ce week-end
Rikka, la petite Balinaise, Fernand Nathan, Paris, 1956 © Dominique Darbois, Françoise Denoyelle.
5 événements photo à découvrir ce week-end
Ça y est, le week-end est là. Si vous prévoyez une sortie culturelle, mais ne savez pas encore où aller, voici cinq événements...
29 novembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Victor Gassmann : « Je crois en la matière »
Affiche Pictorial Service rue de la Comete 1950 © Archives Picto
Victor Gassmann : « Je crois en la matière »
Arrière-petit-fils de Pierre Gassmann, Victor Gassmann veille sur l’héritage de Picto, laboratoire emblématique qui a façonné le tirage...
27 novembre 2025   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Les images de la semaine du 17 novembre 2025 : portraits du passé et du présent
I Saw a Tree Bearing Stones in Place of Apples and Pears © Emilia Martin
Les images de la semaine du 17 novembre 2025 : portraits du passé et du présent
C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les photographes de Fisheye dépeignent différentes réalités. Certains puisent leur inspiration...
23 novembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
5 événements photo à découvrir ce week-end
© Sandra Eleta
5 événements photo à découvrir ce week-end
Ça y est, le week-end est là. Si vous prévoyez une sortie culturelle, mais ne savez pas encore où aller, voici cinq événements...
22 novembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Nos derniers articles
Voir tous les articles
5 événements photo à découvrir ce week-end
Rikka, la petite Balinaise, Fernand Nathan, Paris, 1956 © Dominique Darbois, Françoise Denoyelle.
5 événements photo à découvrir ce week-end
Ça y est, le week-end est là. Si vous prévoyez une sortie culturelle, mais ne savez pas encore où aller, voici cinq événements...
29 novembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Fury, l'univers « crépusculaire » de Marie Quéau
Sans titre #90, Campus Univers Cascades, 2023, extrait de la série Fury, Courtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris © Marie Quéau / ADAGP, Paris, 2025
Fury, l’univers « crépusculaire » de Marie Quéau
Jusqu’au 8 février 2026, Marie Quéau, cinquième lauréate du prix Le Bal/ADAGP de la Jeune Création, présente Fury. Dans cette exposition...
29 novembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
À Chaumont-Photo-sur-Loire 2025, la nature se révèle picturale et sculpturale 
© Guillaume Barth
À Chaumont-Photo-sur-Loire 2025, la nature se révèle picturale et sculpturale 
Jusqu’au 22 février 2026, Chaumont-Photo-sur-Loire vous donne rendez-vous avec la nature. Pour sa 8e édition, l’événement accueille...
28 novembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Éternel été, mémoire et masculinité : nos coups de cœur photo de novembre 2025
Red Is Over My Lover. Not Anymore Mi Amor © Laura Lafon
Éternel été, mémoire et masculinité : nos coups de cœur photo de novembre 2025
Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont...
28 novembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet