Et les lauréats des Résidences photographiques du Quai Branly sont…

09 septembre 2019   •  
Écrit par Julien Hory
Et les lauréats des Résidences photographiques du Quai Branly sont...

Le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac a révélé les lauréats de ses Résidences photographiques. Trois photographes extra-européens auront chacun l’opportunité de développer un projet original.

« Nous sommes nés dans un royaume florissant ; mais nous n’avons pas cru que ses bornes fussent celles de nos connaissances…» Cette phrase adressée par Usbek à son ami Rustan, dans les Lettres persanes (1721, Montesquieu), pourrait être en exergue des projets menés par le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac. Depuis 2006, l’institution fait dialoguer les civilisations et les cultures au-delà des frontières et du temps. Dès 2008, fidèle à ses ambitions initiales, le musée propose une résidence à des photographes extra-européens. Une façon de ne pas limiter la création au seul tropique du Vieux Continent. Ce programme permet chaque année à un ou plusieurs photographes, originaires de l’un des quatre continents représentés dans les collections du Musée de développer une œuvre inédite, en cohérence avec leur trajectoire esthétique personnelle.

Pour cette nouvelle édition, trois lauréats sont retenus. Dans une photographie où la couleur se fond dans la nuit, Abdoulaye Barry, né à N’Djamena (Tchad), porte son regard sur l’enfance des rues et les marginaux de sa ville natale. En 2009, certaines de ses photographies ont fait l’objet d’une exposition à la Biennale de Bamako, où il a remporté le prix du jury.

Le mexicain Pablo Lopez Luz, s’attache lui aussi au pays qui l’a vu naître. Que ce soit dans ses vues aériennes de la frontière ou dans les traces culturelles de ses photographies de rues, l’artiste révèle les indices de l’identité mexicaine. Il a été récompensé par le Premio Velázquez (2005), le Certamen Jóvenes Creadores (2007 et 2011) et le IILA Photography Award à Rome. Prasiit Sthapit, quant à lui, est né à Katmandou en 1988. Oscillant entre documentaire et poésie, il témoigne de la situation vulnérable du Népal, de ses frontières naturelles et des zones conflictuelles. Il s’implique dans la vie culturelle de son pays notamment via photo.circle, une plateforme pour le développement du 8e art au Népal. © Abdoulaye Barry

© Abdoulaye Barry

© Prasiit Sthapit

© Prasiit Sthapit

© Pablo Lopez Luz

© Pablo Lopez Luz

Image d’ouverture : © Prasiit Sthapit

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