Hong Kong 2.0

11 décembre 2018   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Hong Kong 2.0

Il y a cinq ans, la photographe Desiré van den Berg a voyagé à Hong Kong. Un périple duquel elle ne ramène aucun cliché. Lorsqu’elle y retourne, des années plus tard, ses souvenirs la poussent à immortaliser la beauté de la métropole.

La photographe d’origine néerlandaise Desiré van den Berg a commencé à s’intéresser à la photographie dès son enfance, sans jamais réellement envisager d’en faire sa profession. À dix-sept ans, encouragée par ses professeurs, elle expérimente avec le média. « C’est à ce moment-là que j’ai compris que j’aimais réaliser des photos, et pas seulement regarder des images », précise l’artiste. Qu’elle réalise des shootings commerciaux – déjà publiés sur Fisheye – ou plus personnels, Desiré van den Berg s’applique à sublimer son environnement. En 2013, elle voyage en Chine, et s’y installe durant sept mois. Un périple qui la marque et la frustre : de ses nombreux jours passés à Hong Kong, elle ne garde presque aucun cliché.

« C’était il y a cinq ans. J’ai à peine utilisé mon appareil photo dans la ville. J’étais bouleversée par cette sensation de familiarité, causée par les centaines d’images déjà prises sur ce territoire », confie la photographe. À la fois intime et étrangère, l’étrange présence de la métropole paralyse Desiré van den Berg. « Des années plus tard, je n’avais que des bribes de souvenirs. Des événements mondains, qui perdaient de leur intensité de jour en jour », déplore l’artiste.

La beauté cachée d’une métropole

Cinq ans plus tard, la photographe choisit de renouer avec son passé, et saute dans un avion, direction la Chine. « Dès mon arrivée, des odeurs familières de baume du tigre, de porc braisé, ou encore de détergent sont parvenues à mes narines, me replongeant dans mes souvenirs », confie Desiré van den Berg. Perdue dans la foule progressant le long des trottoirs, l’artiste ressent des émotions qu’elle pensait perdues. « Un mélange d’amour et de solitude, j’étais à la fois perdue et plus vivante que jamais », se souvient-elle.

Portée par sa joie de revoir Hong Kong, la photographe ne lâche pas son boîtier. Dans une ville étouffante, humide et grouillante, elle capture un quotidien drôle et attachant. Chaque cliché dévoile un détail insolite, un regard songeur, comme une ode à la beauté cachée de la métropole. Loin des néons et de la pollution lumineuse bien connue de Hong Kong, Desiré van den Berg sublime la poésie de l’ordinaire.

© Desiré van den Berg© Desiré van den Berg
© Desiré van den Berg© Desiré van den Berg

© Desiré van den Berg

© Desiré van den Berg© Desiré van den Berg
© Desiré van den Berg© Desiré van den Berg

© Desiré van den Berg

© Desiré van den Berg© Desiré van den Berg
© Desiré van den Berg© Desiré van den Berg

© Desiré van den Berg

© Desiré van den Berg

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