L’enfer coloré de Benoit Paillé

19 février 2021   •  
Écrit par Finley Cutts
L'enfer coloré de Benoit Paillé

« Je ne sais rien. Pour moi, la photographie c’est comme la poésie, il n’y a aucun raison d’en faire… Mais de toute façon, la connaissance est un obstacle à la créativité », raconte Benoit Paillé. Travaillant d’abord dans le biomédical, il est ensuite « tombé dans l’enfer de la photographie ». Sur la route depuis 2013, en Amérique du Nord, le photographe va à l’encontre des modes, et développe un style bien à lui. Sa signature ? Des sujets insolites ou ordinaires – mais surtout des flashs flamboyants qui submergeant ses clichés de couleurs. « Au début, mes images étaient nulles. Alors, j’ai scotché un flash sur mon appareil, j’ai accroché des gélatines colorées, et puis c’était magique. Le noir et blanc c’est du documentaire – moi je me projette dans mes images. Je crée une réalité ! », explique-t-il. Toujours spontané, il capture ses sujets en flagrant délit. Amis, ou rencontres éphémères, ses modèles défilent naturellement devant son objectif – de toute façon, il ne cherche pas à les embellir. « Je ne prends pas des gens en photo pour les rendre beaux. Je ne veux pas plaire à leurs regards, ni qu’ils se projettent dans mes images, poursuit-il. Sinon, je travaillerais pour le modèle, alors que je ne travaille pour personne ». Honnête, rebelle, et extravagant, Benoit Paillé multiplie des scènes impitoyablement drôles, et rigoureusement absurdes – à l’image de sa vie. « J’ai de nombreux projets, mais ils se mêlent tous en un seul… Ma vie. Quand je regarde une de mes images, je vois juste un souvenir », conclut-il.

© Benoit Paillé© Benoit Paillé

© Benoit Paillé© Benoit Paillé© Benoit Paillé

© Benoit Paillé© Benoit Paillé

© Benoit Paillé

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© Benoit Paillé

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© Benoit Paillé

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© Benoit Paillé

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