Les coups de cœur #247

22 juillet 2019   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Les coups de cœur #247

Voici deux photographes passionnés par l’humain. Julian arpente les rues new-yorkaises et ramène de tendres clichés de jeunes gens tandis que Lester Jones documente le stress. Les coups de cœur #247.

Julian

Photographe de rue français non professionnel, Julian vit à Paris et nourrit une passion pour New York. « J’y ai séjourné cinq fois ces quatre dernières années, je considère New York comme mon refuge », confie l’artiste. Un terrain de jeux idéal pour Julian qui cherche à retranscrire un regard sincère sur les autres. Il puise ses inspirations dans les œuvres signées Tish Murtha, Mark Cohen, Helen Levitt, Vivian Maier, ou encore Stephen Shames. Le réel déclic ? La découverte des séries East 100 S et Brooklyn Gang de Bruce Davidson il y a 6 ans. « La série Kids a commencé avec le portrait d’un jeune plein de solitude et son “plastic Gun” dans un fast food en mai 2018, je l’ai observé si longtemps que sa tristesse m’a bouleversé. Un an plus tard, à Tompkings square Park, East Village, j’ai croisé des enfants en pleine bataille d’eau. J’ai vécu un instant décisif rare et un bonheur absolu », se souvient-il. En photographiant ces enfants authentiques et insouciants, Julian livre son portrait de l’Amérique.

© Julian

© Julian© Julian
© Julian© Julian

© Julian

Lester Jones

C’est à l’université que Lester Jones, photographe et réalisateur britannique installé à Sydney, a découvert le 8e art. D’abord simple hobby, le médium s’est imposé à lui comme une manière de capturer des instants de manière brute et authentique. Qu’il réalise des projets documentaires, street ou des commandes de mode, l’auteur recherche toujours la sincérité dans son travail. Sa série Their grind not mine a vu le jour il y a trois ans, en Australie. « Je me promenais près de Hyde Park, à Sydney, lorsque j’ai vu passer un bus rempli de personnes dont les visages reflétaient stress et épuisement. J’ai eu la sensation de pouvoir lire dans les pensées de ces gens, en les observant ainsi, et j’ai pris quelques portraits à la volée. Mon obsession pour ces premiers jets était telle qu’elle m’a poussée à voyager dans d’autres villes pour capturer des moments similaires », raconte le photographe. Une série humaine et singulière.

© Lester Jones

© Lester Jones© Lester Jones

© Lester Jones

© Lester Jones

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