Les coups de cœur #357

13 septembre 2021   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les coups de cœur #357

À travers des œuvres métaphoriques, Anastasia Chulkova et Ignacio Dansilio, nos coups de cœur #357, abordent des thématiques qui leur sont chères. L’une s’intéresse à la féminité et l’autre à la solitude urbaine.

Anastasia Chulkova

« Mon pseudonyme est photosubculture, parce que j’habite en Ukraine et que les disciplines artistiques ne sont pas considérées comme quelque chose d’important, là-bas. Je pense que la jeune génération peut faire changer les mentalités et hisser la photographie au rang d’art »

, déclare Anastasia Chulkova. Amoureuse du médium depuis son enfance, l’artiste s’inspire de ses propres émotions, ainsi que de la relation à l’autre pour construire des projets intimes, souvent shootés en noir et blanc. « Je me focalise aujourd’hui sur les portraits psychologiques et les séries documentaires. Le monochrome me permet de me concentrer sur les détails d’un visage, d’une personne, sans autre distraction. Il révèle l’essence d’un sujet, son osmose avec le monde, sa manière d’interagir avec l’environnement », explique l’autrice, qui aspire à « se détacher des réseaux sociaux pour avoir plus de liberté, et retourner aux racines de la photographie ». Métaphorique et délicat, son travail explore les différentes représentations de la féminité avec un mystère et une grâce touchantes.

© Anastasia Chulkova

© Anastasia Chulkova© Anastasia Chulkova

© Anastasia Chulkova

© Anastasia Chulkova© Anastasia Chulkova

© Anastasia Chulkova

© Anastasia Chulkova

Ignacio Dansilio

Archiviste à l’Université de Poitiers, Ignacio Dansilio, artiste originaire d’Uruguay, a découvert la photographie à l’adolescence. « Un proche de ma famille m’a offert mon premier réflex. C’était un Ricoh des années 1960. À l’époque, je faisais aussi de la musique et du dessin, mais la photo a rapidement pris une place centrale dans ma créativité », se souvient-il. Au fil de ses voyages, l’auteur se tourne naturellement vers la street photography. Véritable flâneur, il investit l’espace public à la recherche d’une esthétique bien précise : « On retrouve dans mes images des zones d’ombre, des noirs pleins, des lumières nocturnes et crépusculaires. Je recherche la synthèse dans la composition. Les surfaces lisses et monochromes, l’éclairage ponctuel, les moments de perte de stabilité, les réalités subjectives et les projections mentales des personnages qui apparaissent dans le cadre », précise-t-il. Évocateurs des célèbres films noirs, ses clichés explorent les sphères intimes et publiques, et les formes d’isolement au cœur d’un monde urbain en plein essor.

© Ignacio Dansilio

© Ignacio Dansilio© Ignacio Dansilio

© Ignacio Dansilio

© Ignacio Dansilio© Ignacio Dansilio

© Ignacio Dansilio

© Ignacio Dansilio

Image d’ouverture : © Anastasia Chulkova

Explorez
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
기다리는 여자 (Waitng Woman), Be Nu (累) © Suwa Shin
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
Pendant six mois, la photographe coréenne Suwa Shin a frappé à 500 portes de son immeuble pour poser une question pour le moins...
19 septembre 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
On Prom's Eve : Lucas Troadec raconte l'adolescence et son obsolescence
© Lucas Troadec
On Prom’s Eve : Lucas Troadec raconte l’adolescence et son obsolescence
Réalisée à Abu Dhabi, On Prom's Eve nous parle du passage à l'âge adulte dans un contexte géopolitique compliqué. Une série à retrouver...
17 septembre 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Dans ma chair, un pays : Nathyfa Michel réinvente le « chez soi »
© Nathyfa Michel
Dans ma chair, un pays : Nathyfa Michel réinvente le « chez soi »
Développé à Regina, village de Guyane, Dans ma chair, un pays est le fruit d’une exploration de l’artiste visuelle Nathyfa Michel. Une...
07 septembre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Dans Soleil d’Hiver, Gregory Dargent compose les nuances d’un deuil
© Gregory Dargent
Dans Soleil d’Hiver, Gregory Dargent compose les nuances d’un deuil
Publié aux éditions Le Mulet, Soleil d’Hiver se lit comme un récit intime croisant la perte, l’exil et les liens que l’on noue. Une œuvre...
01 septembre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les coups de cœur #585 : Lorenzo Levi et Federico Pacini
A non Fairy, Tale. © Lorenzo Levi
Les coups de cœur #585 : Lorenzo Levi et Federico Pacini
Cette semaine, Lorenzo Levi et Federico Pacini, tous deux originaires d’Italie, parcourent la ville, ses lieux parfois déserts et les...
À l'instant   •  
Écrit par Ana Corderot
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
기다리는 여자 (Waitng Woman), Be Nu (累) © Suwa Shin
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
Pendant six mois, la photographe coréenne Suwa Shin a frappé à 500 portes de son immeuble pour poser une question pour le moins...
19 septembre 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Quand la photographie rencontre la grandeur de Fontevraud
Saul Leiter, Taxi, 1957 Collection Florence et Damien Bachelot © The Saul Leiter Foundation
Quand la photographie rencontre la grandeur de Fontevraud
Dans l’écrin spectaculaire de l’abbaye royale de Fontevraud, la photographie se mesure à la peinture, s’en inspire, la détourne et finit...
19 septembre 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
On Prom's Eve : Lucas Troadec raconte l'adolescence et son obsolescence
© Lucas Troadec
On Prom’s Eve : Lucas Troadec raconte l’adolescence et son obsolescence
Réalisée à Abu Dhabi, On Prom's Eve nous parle du passage à l'âge adulte dans un contexte géopolitique compliqué. Une série à retrouver...
17 septembre 2026   •  
Écrit par Ana Corderot