Les coups de cœur de la rédaction : Namsa Leuba

26 août 2019   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Les coups de cœur de la rédaction : Namsa Leuba

Issue d’une double culture occidentale et africaine, par son père suisse et sa mère guinéenne, Namsa Leuba fait dialoguer la cosmogonie africaine avec ses origines. Cet article est à retrouver dans Fisheye #13.

En 2011, Namsa Leuba passe deux mois en Guinée-Conakry, durant lesquels elle participe à des cérémonies et des rituels religieux. Cette expérience déterminante est l’occasion d’en apprendre plus sur sa culture et de réaliser le projet Ya Kala Ben. Ce travail la conduit à poursuivre ses recherches en Afrique du Sud où l’histoire complexe de ce pays lui paraît intéressante « pour examiner ces mécanismes de syncrétisme. D’une part, la colonisation a participé à une reconfiguration en profondeur des sociétés et des pratiques locales; d’autre part, l’abolition de l’apartheid a engendré un discours officiel valorisant la richesse de la diversité, du métissage et du vivre-ensemble », explique la photographe.

Inyakanyaka, terme qui signifie « trouble » en zoulou, son dernier projet en Afrique du Sud, désacralise les fétiches et leur charge mystique en les figeant dans une construction occidentale. Une manière d’interroger l’ambiguïté de l’ethnocentrisme, et de faire converger cultures africaine et occidentale dans un récit culturel que la photographie incarne. Composé de quatre séries – Zulu Kids, Ndebele Pattern, Khoi San et The Kingdom of Mountains –, Inyakanyaka tente d’établir, de différentes manières (statues, enfants ou modèles), un dialogue entre l’identité africaine et le regard occidental.

© Namsa Leuba© Namsa Leuba
© Namsa Leuba
© Namsa Leuba© Namsa Leuba

© Namsa Leuba

Explorez
Cat Island Blues : Katherine Longly grave la mémoire d'Aoshima
Cat Island Blue © Katherine Longly
Cat Island Blues : Katherine Longly grave la mémoire d’Aoshima
Sur l’île japonaise d’Aoshima, rendue célèbre par ses centaines de chats, il ne reste aujourd’hui que trois habitant·es et une poignée de...
17 mai 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos coups de cœur de Photo London 2026 !
© Han Yang, courtesy of Han Yang and Bright Gallery
Nos coups de cœur de Photo London 2026 !
Jusqu’au 17 mai, Photo London investit pour la première fois le mythique Olympia de Londres, dans le quartier de Kensington. Entre...
16 mai 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
La sélection Instagram #555 : manifestons !
© satch3l__ / Instagram
La sélection Instagram #555 : manifestons !
Ce jeudi 1er mai, manifestants et manifestantes élevaient leur voix pour revendiquer leurs droits en cette fête des travailleur·euses....
05 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Les images de la semaine du 27 avril : questionner nos croyances
Shine Heroes, 2018 © Federico Estol
Les images de la semaine du 27 avril : questionner nos croyances
C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les images nous poussent à prendre du recul face à nos certitudes et à interroger ce que l’on...
03 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Cat Island Blues : Katherine Longly grave la mémoire d'Aoshima
Cat Island Blue © Katherine Longly
Cat Island Blues : Katherine Longly grave la mémoire d’Aoshima
Sur l’île japonaise d’Aoshima, rendue célèbre par ses centaines de chats, il ne reste aujourd’hui que trois habitant·es et une poignée de...
17 mai 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos coups de cœur de Photo London 2026 !
© Han Yang, courtesy of Han Yang and Bright Gallery
Nos coups de cœur de Photo London 2026 !
Jusqu’au 17 mai, Photo London investit pour la première fois le mythique Olympia de Londres, dans le quartier de Kensington. Entre...
16 mai 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
La sélection Instagram #556 : arrêter le temps
© tarasperevarukha / Instagram
La sélection Instagram #556 : arrêter le temps
Sous ces journées pluvieuses qui enveloppent les ponts de mai, l’heure est au souvenir. Entre la contemplation de nos albums photo de...
15 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Les images de la semaine du 4 mai 2026 : en immersion !
Missingu, œuvre évolutive. 50 à 450 tirages 25 × 20 cm sur papier washi kozo 1 g. Structures suspendues, exposition NÉO-ANALOG. © Laurent Lafolie
Les images de la semaine du 4 mai 2026 : en immersion !
C’est l’heure du récap ! Alors que les pellicules de nos smartphones se remplissent chaque jour d’innombrables images, les artistes de la...
13 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin