Milton H. Greene, un heureux hasard

24 janvier 2019   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Milton H. Greene, un heureux hasard

Célèbre pour ses portraits de Marilyn Monroe, Milton H. Greene a capturé de nombreuses stars des années 1960. La Galerie de l’Instant accueille la première exposition parisienne consacrée à ce grand photographe.

Milton H. Greene, photographe emblématique des années 1960-1970 a réalisé de nombreux portraits de stars. Décédé en 1985, Milton laisse son œuvre entre les mains de son fils Joshua. C’est ce dernier que Julia Gragnon, directrice de la Galerie de l’Instant, a rencontré durant le Photography Show – un événement annuel organisé par l’AIPAD (l’association internationale des marchands d’art), à New York, en avril 2018. Un heureux hasard qui permet à la galeriste d’organiser la première exposition parisienne dédiée à Milton H. Greene.

Aussitôt lancée, l’exposition est montée rapidement. « Julia a réalisé la sélection à la rentrée, et les œuvres ont été envoyées de New York dans la foulée », précise Flora Gaal, l’assistante de la galerie. Sur les murs de la galerie, Romy Schneider, Audrey Hepburn ou encore Marlene Dietrich se dévoilent. Un catalogue d’icônes féminines remarquables, coups de cœur de Julia Gragnon. À leurs côtés trônent une douzaine d’images de Marilyn Monroe, l’égérie du photographe.

Le rapport humain

« Milton H. Greene et Marilyn se sont connus en 1953, et ont réalisé plus de cinquante séances photo ensemble »,

confie Flora Gaal. Un lien particulier, marqué par une confiance mutuelle. Les années suivant leurs rencontres, le photographe et la star ont même monté une société de production ensemble. « Lorsque Marilyn Monroe était happée par le monde d’Hollywood, elle allait souvent se réfugier chez lui, et sa famille », ajoute la galeriste.

Si de nombreuses personnalités des mondes de la photo et du cinéma ne retiennent que la plastique de Marilyn Monroe, Milton H. Greene, lui, sensible au rapport humain, la représente comme une femme, tout en émotion et contraste. Qu’il capture l’actrice ou d’autres stars, le photographe, bienveillant envers ses modèles, « les accompagne dans leur rapport à leur propre image », précise Flora Gaal. Avec adresse, en couleur comme en noir et blanc, il sublime ces femmes, souvent sexualisées à outrance. Son travail sur les nuances apporte une profondeur particulière aux clichés. Un portrait enjoué et pétillant d’Audrey Hepburn aux tons orangés, les jambes d’une Marlene Dietrich au visage caché derrière un rideau de cheveux blonds, ou encore des lèvres rouges, contrastant dans un décor froid… Chaque image raconte une histoire particulière.

 

Milton H. Greene

Jusqu’au 27 février 2019

Galerie de l’Instant, 46 rue de Poitou, Paris 3

© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris
© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris
© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris

© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris

© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l'Instant, Paris

© Milton H. Greene, courtesy Galerie de l’Instant, Paris

Explorez
Eyes of the Storm - Paul McCartney photographe, 1963-64 le calme avant la tempête
Paul McCartney, Autoportrait, Londres, 1963 © 1963-1964 Paul McCartney sous licence exclusive de MPL Archive LLP
Eyes of the Storm – Paul McCartney photographe, 1963-64 le calme avant la tempête
Jusqu'au 3 janvier 2027, le musée Granet accueille Eyes of the Storm, une exposition consacrée à une facette méconnue de Paul McCartney...
04 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
David Salcedo : dans la lumière, ouvrons les yeux
© David Salcedo
David Salcedo : dans la lumière, ouvrons les yeux
À travers Te vas a quedar ciego, David Salcedo retravaille des images capturées dans des émissions télévisées et recrée d’autres...
02 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
© Aliocha Boi et Daphné Lejeune
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
Réalisé en partenariat avec Fisheye, Résonances, un bel ouvrage, célèbre le savoir-faire, de plus de 260 ans, de la Maison Baccarat et sa...
01 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Portrait(s) 2026 : David LaChapelle en majesté à Vichy
This is my house, New York, 1997 © David LaChapelle
Portrait(s) 2026 : David LaChapelle en majesté à Vichy
Jusqu'au 4 octobre 2026, le festival Portrait(s) investit la ville de Vichy pour sa quatorzième édition. Cette année, le photographe...
25 juin 2026   •  
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? : Anne-Lise Broyer
© Anne-Lise Broyer
Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? : Anne-Lise Broyer
Sur les traces des déplacements de populations, des fractures et de l'histoire antique, Anne-Lise Broyer dépose son regard. Un travail...
17 juillet 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei
Au Palais de la Porte Dorée, l'art dénonce les discriminations
Jane Evelyn Atwood, La boxe féminine, 2000 FNAC 2000-208 Collection du Centre national des arts plastiques © Jane Evelyn Atwood
Au Palais de la Porte Dorée, l’art dénonce les discriminations
Le musée de l’Histoire de l'immigration au Palais de la Porte Dorée présente son exposition jusqu'au 23 août 2026.
16 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
© Ed Alcock / MYOP
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
Secrets et mensonges. Cette exposition au nom énigmatique, présentée au Jeu de Paume de Tours, revient sur les quinze ans de pratique...
15 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •