Rêveries

23 février 2018   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Rêveries

Dans le cadre du Festival Circulation(s), la Galerie Esther Woerdehoff présente l’œuvre poétique de Maia Flore. Une excursion dans un univers à l’esthétique bien particulière, entre onirisme et réalité.

Artiste transdisciplinaire, Maia Flore s’essaie d’abord au collage et au dessin, avant de se tourner vers la photographie. Celle-ci la charme, grâce à son encrage dans la réalité. « J’y trouve une forme d’aboutissement. Quelque chose de réel, de possible, grâce à la dimension documentaire de l’image », explique l’artiste. Ses clichés nous emportent avec légèreté, portés par la poésie et l’imaginaire. Comme dans un rêve, ils nous emprisonnent. « J’aime rester dans une image, avoir la sensation de me laisser porter. C’est mon approche : créer des lieux de résidence », confie Maia.

Dans le terrier du lapin blanc

Il y a un certain pouvoir, dans les tableaux photographiques de l’artiste. Une envie de s’y glisser, à ses côtés. Car Maia intègre sa présence à ses œuvres. « Ce qui m’intéresse, c’est expérimenter. Positionner mon corps pour essayer de comprendre ma place dans l’espace. Je me laisse guider par mes sensations corporelles, et lorsque l’appareil se déclenche, il retrace le chemin parcouru ». Paysages dénudés, et corps en lévitation, figures écarlates immortalisées dans des positions incongrues… L’œuvre de Maia Flore semble nous emmener dans le pays merveilleux d’Alice, où l’horizon des possibles s’étend à perte de vue. Mais, mondes imaginés ou non, pour la photographe, c’est le résultat qui importe. « Il s’agit simplement de propositions visuelles », dit-elle. « J’aimerais continuer à construire cette esthétique pour savoir où elle ira ensuite ». Une recherche perpétuelle d’où surgissent ces clichés fascinants, comme des vestiges d’un songe oublié.

© Maia Flore

 

© Maia Flore

 

© Maia Flore

 

© Maia Flore© Maia Flore

 

 

 

© Maia Flore

© Maia Flore

© Maia Flore

 

© Maia Flore

© Maïa Flore

Explorez
Eyes of the Storm - Paul McCartney photographe, 1963-64 le calme avant la tempête
Paul McCartney, Autoportrait, Londres, 1963 © 1963-1964 Paul McCartney sous licence exclusive de MPL Archive LLP
Eyes of the Storm – Paul McCartney photographe, 1963-64 le calme avant la tempête
Jusqu'au 3 janvier 2027, le musée Granet accueille Eyes of the Storm, une exposition consacrée à une facette méconnue de Paul McCartney...
04 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
David Salcedo : dans la lumière, ouvrons les yeux
© David Salcedo
David Salcedo : dans la lumière, ouvrons les yeux
À travers Te vas a quedar ciego, David Salcedo retravaille des images capturées dans des émissions télévisées et recrée d’autres...
02 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
© Aliocha Boi et Daphné Lejeune
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
Réalisé en partenariat avec Fisheye, Résonances, un bel ouvrage, célèbre le savoir-faire, de plus de 260 ans, de la Maison Baccarat et sa...
01 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Portrait(s) 2026 : David LaChapelle en majesté à Vichy
This is my house, New York, 1997 © David LaChapelle
Portrait(s) 2026 : David LaChapelle en majesté à Vichy
Jusqu'au 4 octobre 2026, le festival Portrait(s) investit la ville de Vichy pour sa quatorzième édition. Cette année, le photographe...
25 juin 2026   •  
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
© Li Hui
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
Cet été, la Fisheye Gallery, rouvre ses portes à Arles, avec deux expositions sous le commissariat de Tess Druot. La première réunit...
À l'instant   •  
Écrit par Deng Qiwen
Sabelo Mlangeni reçoit le prix James Barnor 2026
"Faith and Sakhi Moruping, Thembisa Township", 2004, de la série Isivumelwano © Sabelo Mlangeni
Sabelo Mlangeni reçoit le prix James Barnor 2026
La nouvelle vient de tomber : Sabelo Mlangeni remporte la troisième édition du prix James Barnor pour son œuvre autour des notions de...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
© Lys Arango / La Kabine
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
Au bord des mondes : Habiter les territoires, survivre aux fractures, du 27 juin au 20 septembre, une exposition qui invite à repenser...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Park Chan-wook, quand la photographie fait son cinéma
Mademoiselle Minhee Kim. © Park Chan-wook
Park Chan-wook, quand la photographie fait son cinéma
Connu pour ses films à l’esthétique millimétrée, Park Chan-wook offre à Arles une facette plus secrète de son travail : la photographie....
07 juillet 2026   •  
Écrit par Marie Baranger