Trois livres photo à glisser dans votre valise

03 août 2018   •  
Écrit par Anaïs Viand
Trois livres photo à glisser dans votre valise

Focus sur les trois ouvrages photo préférés de nos lecteurs, découverts sur Fisheye. Trois objets indispensables pour les amoureux de l’image en vacances.

1. Michał SiarekAlexander

Michał Siarek, photographe d’origine polonaise s’intéresse particulièrement à l’histoire complexe des territoires. Avec son ouvrage, Alexander, publié en 2018, il documente la crise identitaire qu’endure la Macédoine. Dès ses premiers pas dans l’univers de la photographie, Michał Siarek découvre le territoire de la Macédoine, et son architecture antique grandiloquente. Très vite, il se passionne pour le passé complexe de ce lieu, situé au carrefour des Balkans.« Je ne suis pas important, dans ce récit », explique Michał. « Mon métier de photographe est devenu rapidement moins important que l’image de la Macédoine elle-même ». Son ouvrage, fruit d’un travail de plusieurs années, présente une vision d’ensemble de cette région, dans tous ses questionnements, ses querelles et ses contradictions. Les photographies d’Alexander sont complétées par des brochures glissées dans les pages, comme des invitations à s’instruire.

© Michał Siarek

© Michał Siarek

© Michał Siarek© Michał Siarek

Alexander, auto-publié, 45€, 144 p.

© Michał Siarek

2. Yusuf Sevinçli et Aaron Martin,Touch Dissolves

Pour le 6ᵉ volume d’IIKKI, Touch Dissolves, le photographe Yusuf Sevinçli dialogue avec le compositeur/violoncelliste Aaron Martin. Un sublime ouvrage disponible depuis le 12 juillet. « Yusuf Sevinçli ne s’attarde pas. Il marche, il explore, il observe, il shoote et il repart. Il collectionne, avec une certaine obsession, des bouts de réalité qui sont toujours différents, mais ils peuvent finalement trouver une correspondance et devenir une série d’images. » Difficile d’être en désaccord avec Santi Oliveri (galerie Filles Du Calvaire).

© Yusuf Sevincli © Yusuf Sevincli

© Yusuf Sevincli© Yusuf Sevincli

Touch Dissolves, IIKKI Editions, 38,50 €, 96 p, 500 exemplaires.

© Yusuf Sevinçli

3. Xiaoliang Huang, Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant

Dans son ouvrage, Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant, édité par La maison de Z, le photographe chinois Xiaoliang Huang invite à reconsidérer notre quotidien. Un voyage onirique doublé d’un bel objet. « En ce temps de surinformation, notre vie est faite d’un quotidien répétitif, ennuyeux et d’engourdissements si bien que les gens semblent toujours attendre avec impatience une autre forme de stimulation (…) Nous sommes à la fois acteurs et spectateurs de notre vie et c’est là que se situe la surprise de la vie : notre quotidien », confie Xiaoliang Huang. Ce jeune artiste émergent basé à Pékin aime documenter le quotidien. Des oiseaux – beaucoup d’oiseaux -, un enfant courant au loin et puis quelques silhouettes défilent tout au long de son ouvrage, Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant, édité par La maison de Z. Ombres, figures et découpes se superposent comme les pages de ce livre fonctionnant comme un loporello.

© Xiaoliang Huang

© Xiaoliang Huang© Xiaoliang Huang

Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant, La maison de Z, 50 €, 102 p

© Xiaoliang Huang

Explorez
Fisheye #77, désormais en kiosque, s’immisce au cœur des festivals photo de l’été 2026
La petite Vera, Lac Baïkal, Sibérie, 1998. © Claudine Doury / Courtesy de l’artiste et de l’agence VU’
Fisheye #77, désormais en kiosque, s’immisce au cœur des festivals photo de l’été 2026
Que valent nos images ? C’est avec cette question en tête que nous avons composé Fisheye #77, que vous pouvez dès à présent retrouver en...
06 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
19 événements photographiques à découvrir en juillet 2026
The Passion of Rome, Fendi, From Life, 1986© Sheila Metzner, courtesy la Galerie Rouge Paris
19 événements photographiques à découvrir en juillet 2026
La rédaction de Fisheye a relevé une série d'événements photographiques à découvrir à Paris et dans le reste de la France en juillet...
01 juillet 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
© Boby
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
Depuis les quatre coins de la planète, Boby a capturé des souvenirs instantanés à l’aide de deux boîtiers instax™ de la série Evo : le...
12 juin 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Les coups de coeur #585 : Alban Lécuyer et Leila Basma
© Alban Lécuyer
Les coups de coeur #585 : Alban Lécuyer et Leila Basma
Nos coups de cœur de la semaine, Alban Lécuyer et Leila Basma, photographient les paysages et les différentes manières de l’habiter....
08 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Nos derniers articles
Voir tous les articles
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
© Ed Alcock / MYOP
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
Secrets et mensonges. Cette exposition au nom énigmatique, présentée au Jeu de Paume de Tours, revient sur les quinze ans de pratique...
Il y a 9 heures   •  
Écrit par Esther Baudoin
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •  
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Béatrice et la télévision, Poilley, 1973 © Madeleine de Sinéty
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Jusqu'au 27 septembre 2026, le musée du Jeu de Paume à Paris propose une exposition intitulée Une vie, dédiée à Madeleine de Sinéty....
13 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
© Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024, Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
Exposée dans le cadre des Rencontres d'Arles à l'Espace Monoprix, Magali Paulin remporte le prix du jury de la Fondation Louis Roederer...
12 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot