Vorkouta

27 novembre 2015   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Vorkouta

Jef Bonifacino

Printemps 2015. Jef se rend dans la ville la plus à l’est du continent européen, au nord des Monts Oural : Vorkouta. Ancien goulag, le régime soviétique y envoyait les prisonniers pour y exploiter le charbon produit par les mines. Le temps a fait ses ravages, il n’y plus de charbon et toujours pas de route pour y accéder. Vorkouta, c’est aujourd’hui une cité abandonnée où la vie des habitants suit lentement son cours.

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Fisheye Magazine | Vorkouta
La mine de Vorkouta. Les prisonniers-travailleurs exploitaient le charbon de quatorze mines à l’apogée du goulag. Aujourd’hui, quatre mines encore en activité emploient la moitié de la population active / © Jef Bonifacino
Fisheye Magazine | Vorkouta
Vorkouta se situe au dessus du cercle polaire arctique, les arbres ne poussent plus et la végétation n’existe que durant l’été. La ville installe donc de grandes bâches fleuries pour remonter le moral de ses habitants / © Jef Bonifacino

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Nous sommes en mai. Le dégel de la toundra rend toutes les pistes impraticables. En ville la neige fond, rassemblée en tas noircis par la poussière de la route et des mines de charbon / © Jef Bonifacino
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Il fait cinq degrés dehors, mais l’intérieur des appartements est toujours très bien chauffé. Danil prépare du Kvas, boisson pétillante et rafraichissante à base de farine de seigle fermentée, « le Coca russe » / © Jef Bonifacino
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Palais de la culture de Vorgachor. Vorkouta est le quartier principal d’un ensemble de quatorze quartiers qui se succèdent le long d’un anneau de route de 56 kilomètres. Ce cercle fermé est la seule route / © Jef Bonifacino
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Un gamin devant la rivière Vorkouta, qui donne son nom à la ville. Elle longe les immeubles à l’Ouest et sépare la nouvelle ville de l’ancien quartier Rudnik, le cœur historique/ © Jef Bonifacino
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Dans les parcs le sol est envahi de vielles cannettes accumulées durant les mois d’hiver. D’ici deux semaines, la fonte des neiges terminée, on s’attèlera à rendre un visage propre au paysage / © Jef Bonifacino
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Pause cigarette entre deux suées à la bagna. Le soleil ne se couche pas pendant l’été et reste longtemps près de l’horizon / © Jef Bonifacino
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Daria regarde chaque jour le paysage, le quartier Rudnik en face. Beaucoup de personnes âgées ont passé leur enfance là-bas. En partant elle me souhaite « que ta route soit verte » / © Jef Bonifacino
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L’ancienne ville, ou quartier Rudnik, se situe sur la rive Est de Vorkouta. Les premiers habitants ont été relogés dans les grands ensembles construits pour les travailleurs du goulag / © Jef Bonifacino
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La vieille ville de Vorkouta est la ballade favorite des amoureux, des collégiens et parfois des bandits. Perchée sur le toit d’un immeuble, Elena me dit que tous les russes sont comme ca, ils n’ont pas peur / © Jef Bonifacino
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Après trois mois de nuit ininterrompue et sept mois de neige, les gamins peuvent enfin se promener en plein air dans la nature, et les jeunes s’entrainer au tir au fusil / © Jef Bonifacino
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Chez Micha un ami de Danil, à Vorgachor. Micha m’explique que les générations précédentes avaient un piano dans leur salon, mais de nos jours, on a une guitare / © Jef Bonifacino
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Vue sur la mine de charbon de Vorgachor de la fenêtre de chez Micha. A part celle là et celle de Vorkouta, il en existe encore deux en activité. Les dix autres mines et leurs quartiers ont été soit rasés, soit abandonnés / © Jef Bonifacino
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Une peau de renard tué par Alex dans le salon de Micha / © Jef Bonifacino
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Partie de chasse le long des anciennes canalisations d’eau chaude qui alimentaient les quartiers. Il y a trente ans, des gens vivaient ici. Maintenant, c’est la zone. La nature reprend le dessus comme après une guerre / © Jef Bonifacino
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L’ancien quartier de Severni. Du temps du goulag, chaque quartier associé à sa mine de charbon, accueillait tous les travailleurs et leurs familles / © Jef Bonifacino
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A l’intérieur de l’école de l’ancien quartier de Promishleni, que fréquenta Alexey enfant. Chaque quartier était comme une petite ville avec ses magasins, son école, sa salle de sport… / © Jef Bonifacino
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La chasse est l’occasion de parler, derrière les lièvres polaires et les perdrix qui s’enfuient. Je demande à Alex si des membres de sa famille ont été prisonniers du goulag. Répondre lui prendra trente secondes : « Da » / © Jef Bonifacino
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La chasse près des anciennes mines. Terre et charbon se confondent. C’est la nuit, il fait plus froid, mais il fait jour / © Jef Bonifacino
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Le quartier de Komsomolski. La mine est fermée mais quelques personnes habitent encore ici en attendant d’être relogées dans des quartiers toujours actifs / © Jef Bonifacino
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Natalia est une amie de Danil, mais elle en veut à Micha qui n’a pas réussi à faire acquitter son mari bandit. Micha était son avocat, sans lui, ce ne sont pas treize, mais vingt ans de prison qu’il aurait eu / © Jef Bonifacino
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Retour à Vorkouta dans la voiture de Danil. La route de Vorkouta tourne en rond, il faut attendre l’été pour les 4×4, ou l’hiver en moto neige, afin de pousser la balade vers l’océan arctique ou les monts Oural / © Jef Bonifacino
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Après l’avoir trempée dans l’eau bouillante, il va falloir maintenant plumer, vider, cuisiner et manger cette oie. / © Jef Bonifacino
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