Women In Motion : Noriko Hayashi et les « femmes japonaises » de Corée

29 avril 2022   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Women In Motion : Noriko Hayashi et les « femmes japonaises » de Corée

À l’occasion des dix ans de Kyotographie, les fondateur·ices du festival, Lucille Reyboz et Yusuke Nakanishi, épaulé·es par Pauline Vermare, historienne de la photo et curatrice indépendante, ont conçu l’exposition 10/10 Celebrating Contemporary Japanese Women Photographers. Un événement soutenu par le programme Women In Motion de Kering, mettant en lumière les regards de dix femmes photographes nippones. Lumière aujourd’hui sur l’une d’entre elles : Noriko Hayashi

Entre 1959 et 1984, dans le cadre d’un programme de rapatriement, environ 93 300 personnes sont parties du Japon pour s’installer en Corée du Nord. Parmi elles, environ 1 800 « femmes japonaises », mariées à des Coréens. À l’époque, nombre d’entre elles pensent que la réunification du pays est imminente et qu’elles pourront revoir leur contrée d’origine. Depuis 2013, Noriko Hayashi s’est rendue douze fois sur le territoire pour interroger huit de ces femmes, photographiant leurs traits, leurs espoirs, leurs souvenirs. « Trois d’entre elles sont aujourd’hui décédées. Mais toutes possédaient un point commun: revoir leur patrie », commente-t-elle. Travail documentaire de longue haleine, l’œuvre de l’autrice se lit comme un véritable échange, une confession imagée où s’imbriquent les méandres de la mémoire et les futurs espoirs.

© Noriko Hayashi© Noriko Hayashi

© Noriko Hayashi

Explorez
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 7 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
Emcimbini de la série Popihuise, 2024 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
C’est l’heure du récap ! Au programme cette semaine : l’éclat ivoire des premiers flocons pour le solstice d’hiver, un retour sur la...
28 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 7 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche