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Concours

Marina Gadonneix récompensée par le Prix Niépce Gens d’images

Le 8 octobre, dans le Hall des Globes de la Bibliothèque nationale de France, le Prix Niépce Gens d’images a dévoilé le nom de sa lauréate 2020 : Marina Gadonneix. Une photographe développant une œuvre à la croisée de l’art, de l’histoire et de la science.
08 octobre 2020   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Marina Gadonneix récompensée par le Prix Niépce Gens d’images

Le 8 octobre, dans le Hall des Globes de la Bibliothèque nationale de France, le Prix Niépce Gens d’images a dévoilé le nom de sa lauréate 2020 : Marina Gadonneix. Une photographe développant une œuvre à la croisée de l’art, de l’histoire et de la science.

Fondé en 1955, le Prix Niépce Gens d’images s’inscrit comme le premier prix de photographie professionnelle de France. Chaque année, ce concours prestigieux distingue le travail d’un auteur confirmé, âgé de moins de 50 ans, français, ou résident dans le pays depuis plus de trois ans. Au fil des années, le prix a bénéficié de l’aide de nombreuses institutions. Depuis 2016, la Picto Fondation offre au lauréat une dotation de 10 000 euros. En 2019, The Eyes Publishing apporte son soutien en éditant un livre d’artiste à 300 exemplaires, et l’ADAGP offre 6000 euros au vainqueur. Enfin, le finaliste bénéficie également d’une présentation de son travail lors d’un Atelier Gens d’Images, d’une exposition à la Galerie Dityvon de l’université d’Angers — prévue en janvier 2021 — et d’une acquisition de ses œuvres par la Bibliothèque nationale de France.

Le 8 octobre, le jury du Prix — composé notamment de Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume, de la journaliste Brigitte Patient et de Benoit Baume, directeur de Fisheye Magazine — a délibéré et attribué le Prix Niépce 2020 à Marina Gadonneix, parrainée par Laetitia Guillemin, iconographe, professeure et commissaire d’exposition. Elle succède à Raphaël Dallaporta.

© Marina Gadonneix

La fabrique de l’imaginaire

Diplômée de l’École nationale supérieure de la Photographie d’Arles, Marina Gadonneix réalise des énigmes visuelles, et tisse des ponts entre réel et onirisme. « Mon travail tente de rendre compte de la porosité entre le document et la fiction, la simulation et l’illusion. De fait, il interroge la fabrication de la représentation tout autant que la fabrique de l’imaginaire. Comprendre pour savoir, mais comprendre aussi pour s’extraire du réel », précise la photographe. À Arles, en 2019, l’artiste avait exposé Phénomènes, une série documentant les merveilles naturelles — avalanches, trous noirs, ouragans, voyages extraterrestres — étudiées dans les laboratoires du monde entier.

« Tous les travaux artistiques de Marina Gadonneix s’emboîtent et forment un ensemble cohérent (…) Chaque projet renvoie à une réflexion sur le rôle de la photographie, ce qu’elle cache, ce qu’elle révèle ? L’artiste se glisse dans la peau du chercheur. Rien n’est hasard ; derrière les photos abstraites, dépouillées, où la couleur se déploie se loge un travail d’enquête approfondie sur la thématique explorée », explique Laetitia Guillemin, avant de poursuivre : « À la croisée de l’art, de l’histoire et de la science, ses projets photographiques invitent au voyage. » Une œuvre complexe invitant les notions d’absence, de présence, de fantasme et de fiction à pénétrer notre réalité.

© Marina Gadonneix

© Marina Gadonneix

© Marina Gadonneix

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