A travers l’exposition, qui se termine en novembre 2026, le Jeu de Paume propose deux artistes aux inspirations différentes. Avec Secrets et mensonges, le photographe Ed Alcock expose 15 ans de travail photographique consacré à sa famille, à la transmission, aux sentiments et aux secrets, qu’il construit de façon chronologique. Ses 5 séries interrogent non seulement le rapport au pays natal, à l’heure du Brexit, mais aussi la figure familiale et la dimension personnelle qui nous relie sur plusieurs générations. Le parcours de l’exposition fonctionne comme une invitation à dézoomer, l’approche est celle du documentaire mêlé à la fiction, il décrit lui-même son travail comme « une exploration intime et narrative du réel ».
Concernant l’exposition, La nuit américaine, de Laila Hida, son travail s’interroge sur la manière dont les mythes contemporains se fabriquent. Ses oeuvres sont comme une exploration sensible et critique des constructions imaginaires liées aux paysages d’oasis entre mémoire coloniale, désir et exotisme. Laila Hida confronte les récits du XIXe siècle aux réalités d’aujourd’hui pour faire dialoguer les contextes entre corps et histoires. En effet son travail, par la fiction, est un véritable outil d’analyse pour révéler l’architecture du réel.