Les coups de cœur #398

18 juillet 2022   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les coups de cœur #398

Tous·tes deux influencé·es par le cinéma et les univers dystopiques, Katas et Evan Murphy, nos coups de cœur #398, font de Paris et New York des décors immersifs et dramatiques.

Katas

C’est grâce à sa compagne, Océane Feld, que Katas, photographe queer de 25 ans s’est tourné·e vers le 8e art. Expérimentant avec l’argentique et les boîtiers jetables, iel se fie à son instinct pour capter des scènes marquantes, poétiques. « J’affectionne particulièrement le monde de la nuit, c’est pourquoi je me tourne davantage vers la photo de rue où tout s’entremêle : l’architecture des bâtiments, la façade d’un restaurant, les néons, les regards, les mouvements… J’accorde également une place importante aux couleurs. J’utilise des pellicules spécifiques pour convoquer une esthétique futuriste irréelle, entre le cinéma et l’anime japonais », confie l’artiste. Passionné·e par le cyberpunk, un « genre de science-fiction présentant une vision pessimiste de notre avenir, mettant en parallèle des lieux remplis de lueurs artificielles aux couleurs vives et technologiquement avancées », Katas fait de son environnement un terrain de jeu étrange, où se croisent les influences de Blade Runner, Akira ou encore Ghost in the Shell. Un univers aux nuances fluorescentes où les protagonistes deviennent des avatars virtuels, et où les rues parisiennes se transforment en un décor onirique. Et, au cœur de ce monde fantasmé, on découvre peu à peu la personnalité de son auteurice. « Mes photos sont aussi un moyen de raconter ma propose histoire – celle que je construis », conclut-iel.

© Katas

© Katas© Katas
© Katas© Katas

© Katas

© Katas

Evan Murphy

Corps flous se mouvant dans la nuit, apparitions mystérieuses, brume mystique… Les créations d’Evan Murphy nous emportent dans un univers cinématographique à la frontière des possibles. Le photographe de 22 ans venu de Las Vegas développe aujourd’hui à New York son écriture visuelle, nourrie par la narration. « Plus j’aimais le médium, plus mon approche devenait intime. J’ai commencé à réaliser des images qui représentaient des périodes de ma propre vie, mes pensées, mes émotions… J’adore raconter des histoires dans mon travail, j’espère lui donner une dimension cinématographique et unique », explique-t-il. Ses thèmes de prédilection ? « Trouver réconfort et paix dans des moments difficiles, dire adieu aux gens, faire face à une expérience qui vous transforme… J’aime également beaucoup ajouter des bribes de conversations ou des textes à mes images, pour y ajouter une certaine confusion, et une dimension narrative supplémentaire », confie-t-il. Fasciné par les paysages dystopiques, l’artiste fait de la Grosse Pomme son terrain de jeu et parvient à capturer sa grandeur décadente avec un œil d’auteur. Face à son objectif, les plages, les gratte-ciel, et les rails des métros deviennent des décors théâtraux où se jouent des scènes dramatiques. Une collection d’images qui plairont aux amateurs de rebondissements.

© Evan Murphy© Evan Murphy
© Evan Murphy© Evan Murphy
© Evan Murphy© Evan Murphy

© Evan Murphy

Image d’ouverture : © Katas

Explorez
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
© Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024, Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
Exposée dans le cadre des Rencontres d'Arles à l'Espace Monoprix, Magali Paulin remporte le prix du jury de la Fondation Louis Roederer...
12 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Sabelo Mlangeni reçoit le prix James Barnor 2026
"Faith and Sakhi Moruping, Thembisa Township", 2004, de la série Isivumelwano © Sabelo Mlangeni
Sabelo Mlangeni reçoit le prix James Barnor 2026
La nouvelle vient de tomber : Sabelo Mlangeni remporte la troisième édition du prix James Barnor pour son œuvre autour des notions de...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Découvrez les 5 lauréates du Mentorat #4 des Filles de la Photo !
© Shanna Warocquier / Lauréate du Mentorat #4 des Filles de la Photo.
Découvrez les 5 lauréates du Mentorat #4 des Filles de la Photo !
Les cinq lauréates du Mentorat #4 des Filles de la Photo ont été dévoilées. Voici le palmarès de cette édition 2026 !
30 juin 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
À l’Archevêché, Fisheye n’est jamais à cour(t) d’idées !
© Claire Jaillard
À l’Archevêché, Fisheye n’est jamais à cour(t) d’idées !
Pour la troisième année consécutive, Fisheye investit la cour de l’Archevêché à l’occasion de la semaine d’ouverture des Rencontres...
29 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
© Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024, Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
Exposée dans le cadre des Rencontres d'Arles à l'Espace Monoprix, Magali Paulin remporte le prix du jury de la Fondation Louis Roederer...
12 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
© Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory [Dans la trame de la mémoire] (détail), Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage jacquard et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
Le prix de la photo Madame Figaro, dédié aux femmes photographes émergentes, soutenu par Kering, a récompensé, à l’occasion des...
11 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu
Threshold © Akari Takenobu, pour Christian Dior Parfums
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu
Initié en 2018 par Christian Dior Parfums, en partenariat avec LUMA Arles et l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) le...
10 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Rebekka Deubner, lettres d'amour à terre
© Rebekka Deubner
Rebekka Deubner, lettres d’amour à terre
Exposé aux Rencontres d'Arles, à la Croisière, le projet La terre amoureuse de Rebekka Deubner nous parle avec une grande justesse de la...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot