À faire, à voir, à lire ce week-end

14 mars 2014   •  
Écrit par Fisheye Magazine
À faire, à voir, à lire ce week-end

© Corey Olsen.

À faire

1.  Visages androgynes et sans âge, images plastiques au tein de poupée hypnotisée, les enfants d’Oleg Dourjaguine (alias Oleg Dou) dérangent. Traumatisé par la photographie étant enfant, le photographe russe a fait de son aversion pour le portrait une arme et, depuis 2007, transforme les épidermes en masques froids – au point de se lancer dans la réalisation de saynètes de porcelaine il y a peu. La galerie  Russian Tea Room retrace aujourd’hui l’évolution de la carrière de l’artiste à travers douze photographies et quatre sculptures.

“Rétrospective”, d’Oleg Dou, jusqu’au 3 mai. Russian Tea Room, 42, rue Volta, 75003 Paris. 

#2. 2012. © Oleg Dou.
My 80s. #2. 2012. © Oleg Dou.

 

2. Ciel couvert et usines fermées, berceau des Beatles et de Frankie Goes to Hollywood, Liverpool a servi de terrain de jeu à Tom Wood, cousin street photographe de Martin Parr. D’une carrière de quarante ans passée à documenter la vie de la cité britannique et de ses habitants, le photographe a retenu une série de portraits de femmes, aujourd’hui exposés à Berne dans le cadre de l’exposition Women organisée par la Fondation d’Entreprise Hermès.

“Women”, de Tom Wood, jusqu’au 14 juin. Galerie TH13, Theaterplatz, 13, 3011 Berne, Suisse.

Mirror Mersey, 1989. © Tom Wood.
Mirror Mersey, 1989. © Tom Wood.

 

À lire

Des hauts fourneaux aux laboratoires en passant par les laminoirs et les maisons de maîtres, le photographe François Deladerrière, diplômé de l’École d’Arles, s’est immergé en Savoie dans le quotidien d’Ugine et de son aciérie. Un ouvrage où métal en fusion et territoire en reconversion se mêlent au fil des pages. 

“Ugine, une ruée vers l’acier”, photographies de François Deladerrière, texte de Franck Roubeau, préface d’Hervé Gaymard. Fondation Facim, éd. Actes Sud, 35 €, 147 pages. 

 Ugine

 

À cliquer

1. Sur les guitares acérées des Black Keys, le Français Thomas Julien a compilé en une vidéo 852 clichés extraits de 852 comptes Instagram. Paris, Barcelone et Sydney, vélo, train et fusée, les clichés s’enchaînent à la manière d’un flip book et racontent l’histoire d’une journée passée sur le Net.

 

2. Dans les journaux, sur le Web ou à la radio, le mot est partout : la mode est au normcore. Lassés des diktats imposés par la mouvance hipster, les adeptes du normcore revendiquent leur normalité. Le photographe américain Corey Olsen a fait du normcore photographique son cheval de bataille. Un portfolio de la normalité publié par ViceC.T.

© Corey Olson.
© Corey Olsen.

 

Explorez
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
Il y a 11 heures   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
© Hugh Davison / Instagram
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine ont décidé de prendre de bonnes résolutions pour l’année 2026. L’acte de...
06 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
L’île la plus proche du paradis © Nicolas Gastaud
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
Nicolas Gastaud et Sonia Martina, nos coups de cœur de la semaine, explorent des récits intimes. Le premier sonde son héritage familial...
05 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
Il y a 11 heures   •  
Écrit par Apolline Coëffet
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
© Agnès Dherbeys
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
À l’occasion de son vingtième anniversaire, le collectif MYOP investit le Carré de Baudouin avec une exposition manifeste....
09 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
The Internal Crusade © Zexuan Zeng
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
Le photographe Zexuan Zeng exhume lors d'un voyage les fantômes de l'Armée rouge qui ont réalisé la Longue Marche, un épisode fatal de la...
08 janvier 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
© Lina Mangiacapre
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
Longtemps marginalisé dans les récits de l’histoire de l’art, le collectif féministe napolitain Le Nemesiache, actif dans les années...
07 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina