Alecio Ferrari : natures artificielles

06 décembre 2023   •  
Écrit par Ana Corderot
Alecio Ferrari : natures artificielles
© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari

 « Je me demande souvent comment les générations futures feront l’expérience du patrimoine, de la famille et de la mémoire. La circulation des images contemporaines est devenue trop numérique et fondamentalement éphémère, la plupart des images actuelles seront perdues dans des disques durs cassés. C’est une pensée triste et assez récurrente chez moi, mais en même temps elle me donne la motivation d’imprimer davantage mes images », avoue Alecio Ferrari.Diplômé d’une licence en design graphique de l’université de Falmouth et d’un master en photographie de Rotterdam, l’artiste est aujourd’hui revenu à la ville de toutes ses prémisses, Milan. Petit, il feuilletait compulsivement les albums photos familiaux, passant des heures à déceler les visages inconnus de ses aïeux·les. Aujourd’hui encore, son regard s’appose perpétuellement sur ce qui l’entoure, cherchant à décortiquer les contours de la société. Vouant tout particulièrement un intérêt profond pour les « les artefacts tridimensionnels et la façon dont la lumière est capable de façonner et de mettre en valeur leur forme », il réalise des natures mortes où la couleur trône en reine. Plantes oniriques, ombres murales, réfrigérateurs ouverts sur des aliments en équilibre précaire… Opposant la beauté d’éléments naturels aux objets de nos consommations capitalistes, il explore la complexité du vivant, et la façon dont celle-ci inspire ou affecte notre monde artificiel. « Une image qui me revient sans cesse à l’esprit est une vue de la plage de Jericoacoara, sur la côte nord-est du Brésil. C’était en 2019 et je voyageais à travers le pays, juste un mois avant l’explosion de la pandémie. Le soleil venait de se coucher et je me trouvais sur une dune, capturant des gens et des enfants qui se promenaient le long du rivage. Ces « flocons de feu » qui tombent d’en haut sont le résultat d’une double exposition, une superposition d’images» . Un moment de grâce, résultat d’un savant mélange entre hasard naturel et artifices visuels.

© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari

© Alecio Ferrari

© Alecio Ferrari

© Alecio Ferrari

© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari

© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari
© Alecio Ferrari
Explorez
La sélection Instagram #557 : du surnaturel 
© albertopelayo.jpg / Instagram
La sélection Instagram #557 : du surnaturel 
Repenser le corps et ses frontières, tel est le mot d’ordre des photographes de cette semaine. De l’édito de mode à des projets plus...
26 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
L’identité est au cœur de Fisheye #76, désormais disponible en kiosque
© Nyo Jinyong Lian
L’identité est au cœur de Fisheye #76, désormais disponible en kiosque
Qui sommes-nous ? Telle est la question qui traverse les pages de Fisheye #76, que vous pouvez retrouver dans les kiosques ainsi que sur...
20 mai 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Laurent Lafolie : la matière et le désir
BLANK, œuvres uniques. 15 images 180 × 225 cm, gravure laser sur carton gris recyclé. © Laurent Lafolie
Laurent Lafolie : la matière et le désir
Artiste auteur, maître tireur et enseignant, Laurent Lafolie explore les limites de la matérialité photographique. Dans son atelier, il...
07 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
© Robert Charles Mann, courtesy Galerie Capazza
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
Le Domaine national de Chambord nous invite, jusqu’au 21 juin 2026, à une plongée dans l’univers de Robert Charles Mann. SOLARIS est bien...
04 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
© Yasmina Benabderrahmane
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
Pour la 3e édition du festival Mondes en commun du musée départemental Albert-Kahn, ce sont onze photographes qui déploient leurs œuvres...
Il y a 2 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
BMW ART MAKERS : les vitraux organiques de Lara Tabet et Yasmine Chemali
Les Aygalades (détail), Bactériographie, impression UV sur verre, 2026 © Lara Tabet / BMW ART MAKERS
BMW ART MAKERS : les vitraux organiques de Lara Tabet et Yasmine Chemali
Lauréates du programme de mécénat BMW ART MAKERS 2026, l’artiste Lara Tabet et la commissaire Yasmine Chemali explorent les eaux...
29 mai 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Wet Ground : les marges ukrainiennes d’Aria Shahrokhshahi
© Aria Shahrokhshahi 2026 courtesy Loose Joints
Wet Ground : les marges ukrainiennes d’Aria Shahrokhshahi
Depuis 2019, le photographe anglo-iranien Aria Shahrokhshahi multiplie les séjours en Ukraine. Dans Wet Ground, il compose un récit en...
29 mai 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Ovoo de Margarita Galandina
© Margarita Galandina
Ovoo de Margarita Galandina
Dans Ovoo, Margarita Galandina retravaille sur des archives familiales, et se tourne plus particulièrement vers ses aïeux·lles du côté de...
29 mai 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen