Carnet d’errances 

09 février 2018   •  
Écrit par Anaïs Viand
Carnet d'errances 

Jean-Luc Feixa, 31 ans, pratique la photographie depuis une quinzaine d’années. Il entend développer une approche locale du médium. Ainsi en 2016, il s’est rendu dans la région de son enfance, à la frontière franco-espagnole, et a capturé de sublimes paysages contrastés.

Si Jean-Luc Feixa a commencé la photographie par hasard, au cours d’un stage dans un journal de sa ville, aujourd’hui, il ne peut plus s’en passer : « C’est une compagne qui partage mon quotidien et occupe souvent mes pensées », confie-t-il. Ancien journaliste free-lance, il évolue en tant qu’attaché de presse, une réorientation professionnelle lui permettant d’« émanciper » sa pratique photographique. « Cela fait cinq ans que j’ai l’impression de raconter des histoires qui me plaisent et me correspondent vraiment. » Celle qu’il nous conte ici est le fruit d’un « pur hasard ».

Durant l’été 2016, il se rend à la frontière franco-espagnole, à la découverte de la région de son enfance. Il y photographie le pic du Cagire et le désert des Bardenas, « deux merveilles séparées par quelques heures de route  ». Face à lui, la montagne embrumée et, 48 heures plus tard, la poussière jaune du désert. Un contraste sublime. « J’ai choisi de faire dialoguer ces deux mondes, à la fois proches et éloignés. » La nature dans son état brut fascine en même temps qu’elle apaise. Ici, les traces de l’homme sont quasi inexistantes et les rencontres fortuites, telle celle avec une chèvre dans la brume. « Je me suis trompé plusieurs fois de direction ce jour-là, et en empruntant une nouvelle fausse route, je suis tombé nez à nez avec cet animal. Dans un paysage blanc immaculé, voir cette chèvre noire tenait de l’apparition surnaturelle. »

© Jean-Luc Feixa

© Jean-Luc Feixa

7

© Jean-Luc Feixa

Explorez
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
© Caroline Ruffault
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
Disponible à compter de ce vendredi 11 septembre, Fisheye #78 s’articule autour du paysage. Portfolios et dossier s’intéressent aux...
11 septembre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
© Eve Campestrini
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
C’est au cœur de la vallée occupée par le Groupe Agricole d’Exploitation Collective (GAEC) de Montlahuc qu’Eve Campestrini compose Lueurs...
08 septembre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
Cette semaine les photographes capturent à travers leur objectif le sport sous toutes ses formes. Les frissons parcourent les corps, une...
21 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Hélène David : les voix du vivant
© Hélène David
Hélène David : les voix du vivant
Pendant quatre ans, Hélène David a arpenté le Pays basque à la rencontre de celles et ceux qui l'habitent – humains, animaux, montagnes...
20 juillet 2026   •  
Écrit par Anaïs Viand
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Jaka Mojškerc : des déchirures comme des bouts de vie
© Jaka Mojškerc
Jaka Mojškerc : des déchirures comme des bouts de vie
À travers ses images et ses collages, Jaka Mojškerc construit de petites histoires d'un quotidien qui passe lentement dans la...
22 septembre 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Les coups de cœur #585 : Lorenzo Levi et Federico Pacini
A non Fairy, Tale. © Lorenzo Levi
Les coups de cœur #585 : Lorenzo Levi et Federico Pacini
Cette semaine, Lorenzo Levi et Federico Pacini, tous deux originaires d’Italie, parcourent la ville, ses lieux parfois déserts et les...
21 septembre 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
기다리는 여자 (Waitng Woman), Be Nu (累) © Suwa Shin
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
Pendant six mois, la photographe coréenne Suwa Shin a frappé à 500 portes de son immeuble pour poser une question pour le moins...
19 septembre 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Quand la photographie rencontre la grandeur de Fontevraud
Saul Leiter, Taxi, 1957 Collection Florence et Damien Bachelot © The Saul Leiter Foundation
Quand la photographie rencontre la grandeur de Fontevraud
Dans l’écrin spectaculaire de l’abbaye royale de Fontevraud, la photographie se mesure à la peinture, s’en inspire, la détourne et finit...
19 septembre 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas