
Jusqu’au 26 avril 2026, la galerie du 19M vous propose un voyage au cœur de la transmission, du savoir-faire et de la matière avec Beyond Our Horizons. À ce titre, l’exposition rassemble des œuvres inédites dont certaines ont vu le jour à la suite d’une collaboration entre des maisons d’art françaises résidentes du lieu et des artisans japonais.
À l’automne 2025, la galerie du 19M investissait le 52e étage de la tour Mori, à Tokyo, pour dévoiler Beyond Our Horizons. Pensée de telle sorte à proposer « une expérience inédite des métiers d’art », l’exposition avait vocation à faire découvrir des pièces faisant l’éloge d’un savoir-faire qui fascine nombre d’entre nous, en témoignent les près de 75 000 visiteurs qui ont afflué au fil des semaines. Depuis le 29 janvier dernier, les œuvres font escale à Paris où elles se présentent dans un nouvel accrochage. Toujours placée sous le signe de l’émerveillement, la déambulation prolonge de cette manière le dialogue entre des artistes, des artisans japonais et les onze maisons du 19M, à savoir Atelier Montex, Desrues, Goossens, Lemarié, Lesage, Lesage Intérieurs, Atelier Lognon, Massaro, Maison Michel, Paloma et Studio MTX.
Le soin des ornements
Outre la minutie dont elles résultent, les œuvres sont liées par la thématique du godai, c’est-à-dire l’ensemble traditionnel des cinq éléments au Japon, qui ne sont autres que la terre, l’eau, le feu, le vent et le vide. L’exposition s’articule ainsi « autour d’une réflexion commune : comment le geste et les savoir-faire, qu’ils soient hérités ou réinventés, subliment notre vision du monde, au-delà des frontières et des horizons », souligne le communiqué. Deux des artistes présentés utilisent les images et s’inscrivent dans des approches disparates : l’une offre une nouvelle dimension à ses photographies en jouant avec la texture quand l’autre a recours au numérique. Dès que nous entrons dans la galerie du 19M, les compositions d’Aurélie Mathigot nous accueillent. Il s’agit de paysages naturels dont elle a brodé certains fragments. Suspendues par des fils transparents, elles semblent flotter. Plus loin, Thomas Mailaender ouvre et achève véritablement le parcours avec une création digitale en cinq écrans, qui mélange archives des différents ateliers et vues de Tokyo. Elles se fondent dans l’ensemble, peuplé de sculptures, de toiles et d’objets en tout genre, qui ne cesse de nous subjuguer par le soin des ornements. Beyond Our Horizons s’impose tout compte fait comme une promenade où s’entremêlent des techniques anciennes et d’autres plus contemporaines qui invitent à prendre le temps de comprendre ce que nous observons.
