#FoodPorn : La grogne des restos

27 février 2014   •  
Écrit par Fisheye Magazine
#FoodPorn : La grogne des restos

© samkay21.

La scène est classique. C’est le soir (ou le midi, peu importe) : attablé avec une poignée d’amis, vous sirotez un verre de vin à la table de votre bistrot préféré, lorsque le serveur arrive avec les plats. Laitue en volutes, arabesques de tomates cerises et vinaigre balsamique par touches impressionnistes… Aussitôt sa salade Little Italy posée devant elle, votre amie Amélie (ou votre ami Sébastien) dégaine son Smartphone. Clic-clac. Instagram. #BonAppétit.

Prendre en photo le contenu de son assiette. Les Américains appellent cette pratique “food porn“, en référence au rendu sensuel, voluptueux et presque érotique des photos de nourriture publiées sur le papier glacé des magazines. Avec l’avènement des réseaux sociaux et l’explosion des blogs culinaires, la foodographie est devenue une pratique aussi courante que le selfie. Au point que certains restaurateurs, gênés par les flashs, les trépieds et les clients debout sur leur chaise, ont commencé à afficher sur leurs menus un pictogramme interdisant les photos. “On essaye d’encadrer les photos avant que ça ne devienne le cirque“, explique au New York Times David Bouley, restaurateur à Manhattan. Pour empêcher les photos intempestives, un restaurant de Los Angeles est allé jusqu’à offrir une remise de 5 % à ses clients qui acceptent de déposer leur Smartphone à l’entrée.

Au-delà du dérangement causé par les flashs et autres appareils encombrants à table, les cuisiniers condamnent l’interruption et la désacralisation de l’expérience gustative qui résultent de ces pauses photo répétées. Les restaurateurs reconnaissent tout de même la visibilité et la publicité gratuite qu’offre une photo appétissante postée sur Twitter, Facebook ou Instagram. Au même titre qu’une carte de visite ou un encart glissé dans le journal local, ces clichés d’assiettes participent à la diffusion du restaurant sur les réseaux sociaux. C.T.

samkay21 06    

samkay21 05

 samkay21 04

samkay21 08

samkay21 09

 

Explorez
Rebekka Deubner, lettres d'amour à terre
© Rebekka Deubner
Rebekka Deubner, lettres d’amour à terre
Exposé aux Rencontres d'Arles, à la Croisière, le projet La terre amoureuse de Rebekka Deubner nous parle avec une grande justesse de la...
Il y a 8 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
© Lys Arango / La Kabine
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
Au bord des mondes : Habiter les territoires, survivre aux fractures, du 27 juin au 20 septembre, une exposition qui invite à repenser...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
© Leïla Macaire
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
Bleu comme désert est un projet photographique réalisé par Leïla Macaire dans les dunes du désert du Tassili n’Ajjer, en Algérie, qui...
30 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
© Yasmina Benabderrahmane
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
Pour la 3e édition du festival Mondes en commun du musée départemental Albert-Kahn, ce sont onze photographes qui déploient leurs œuvres...
30 mai 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Rebekka Deubner, lettres d'amour à terre
© Rebekka Deubner
Rebekka Deubner, lettres d’amour à terre
Exposé aux Rencontres d'Arles, à la Croisière, le projet La terre amoureuse de Rebekka Deubner nous parle avec une grande justesse de la...
Il y a 8 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
© Li Hui
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
Cet été, la Fisheye Gallery, rouvre ses portes à Arles, avec deux expositions sous le commissariat de Tess Druot. La première réunit...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Sabelo Mlangeni reçoit le prix James Barnor 2026
"Faith and Sakhi Moruping, Thembisa Township", 2004, de la série Isivumelwano © Sabelo Mlangeni
Sabelo Mlangeni reçoit le prix James Barnor 2026
La nouvelle vient de tomber : Sabelo Mlangeni remporte la troisième édition du prix James Barnor pour son œuvre autour des notions de...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
© Lys Arango / La Kabine
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
Au bord des mondes : Habiter les territoires, survivre aux fractures, du 27 juin au 20 septembre, une exposition qui invite à repenser...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA