Francisco Gonzalez Camacho : splendeur d’appartenir

10 mai 2024   •  
Écrit par Milena III
Francisco Gonzalez Camacho : splendeur d'appartenir
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho

« J’aime voir le monde d’un point de vue photographique. En ce sens, je m’identifie beaucoup au photographe Garry Winogrand qui proclame : “Je photographie pour savoir à quoi ressemblerait telle chose photographiée” », confie Francisco Gonzalez Camacho. Pourtant, les images de cet artiste à l’esthétique épurée, au grain satiné et aux flashs de lumière évoquant des apparitions mystiques empruntent davantage au réalisme magique et au fantastique qu’au naturalisme. D’abord attiré par la street photography et le genre documentaire, puis par les beaux-arts, il veille cependant à toujours aborder l’acte photographique « sous l’angle de l’intuition et du jeu, comme un moyen de toucher l’intangible ». D’origine espagnole, Francisco Gonzalez Camacho termine actuellement une maîtrise en photographie à l’université d’Aalto, en Finlande. Confronté à la transition d’une culture à une autre fut, pour lui, une épreuve éprouvante en situation de pandémie, et se reconnecter à la nature, en ce sens, a contribué à le préserver. Elsewhere, développé au cours des deux dernières années, mêle paysages réels et imaginaires, et révèle le divin derrière la simplicité solitaire de la contemplation de la nature. Cette dernière devient une manière de guérir la douleur de la distance, de s’adapter à un nouveau quotidien, de trouver refuge dans un espace transcendantal, précieux comme une maison et de soulager le sentiment de ne pas appartenir. Fasciné par Bill Brandt, Alfred Stieglitz et Josef Sudek, profondément inspiré par le calme absolu des images de Masao Yamamoto ou Albarran Cabrera, l’artiste mêle narration poétique, références au pictorialisme ainsi que toute une variété de matériaux et de techniques, comme la photogravure ou l’infrarouge. À la manière des peintures romantiques, son travail s’offre ainsi aux regards comme une figuration du paysage intérieur de l’admirateurice.

© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho
© Francisco Gonzalez Camacho

À lire aussi
Francisco Gonzalez Camacho rêve d’une nature paisible
Francisco Gonzalez Camacho rêve d’une nature paisible
Dans Elsewhere, un ouvrage minimaliste illustrant sa recherche de paix intérieure, Francisco Gonzalez Camacho fait le portrait d’une…
22 novembre 2022   •  
Écrit par Lou Tsatsas
« Sasanami » : l'appel à la méditation de Yamamoto Masao
« Sasanami » : l’appel à la méditation de Yamamoto Masao
C’est à l’âge de seize ans que Yamamoto Masao a commencé la photographie. Une pratique qu’il associe à la méditation. Dans son ouvrage…
18 avril 2023   •  
Écrit par Anaïs Viand
Explorez
25 événements photographiques à découvrir en août 2026
© Li Hui
25 événements photographiques à découvrir en août 2026
La rédaction de Fisheye a relevé une série d'événements photographiques à découvrir à Paris et dans le reste de la France en août 2026....
08 août 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
Cette semaine les photographes capturent à travers leur objectif le sport sous toutes ses formes. Les frissons parcourent les corps, une...
21 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Fisheye #77, désormais en kiosque, s’immisce au cœur des festivals photo de l’été 2026
La petite Vera, Lac Baïkal, Sibérie, 1998. © Claudine Doury / Courtesy de l’artiste et de l’agence VU’
Fisheye #77, désormais en kiosque, s’immisce au cœur des festivals photo de l’été 2026
Que valent nos images ? C’est avec cette question en tête que nous avons composé Fisheye #77, que vous pouvez dès à présent retrouver en...
06 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
© Boby
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
Depuis les quatre coins de la planète, Boby a capturé des souvenirs instantanés à l’aide de deux boîtiers instax™ de la série Evo : le...
12 juin 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Nos derniers articles
Voir tous les articles
25 événements photographiques à découvrir en août 2026
© Li Hui
25 événements photographiques à découvrir en août 2026
La rédaction de Fisheye a relevé une série d'événements photographiques à découvrir à Paris et dans le reste de la France en août 2026....
08 août 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Enzo Castellucci remporte le prix Révélation SAIF x La Kabine 2026
© Enzo Castellucci
Enzo Castellucci remporte le prix Révélation SAIF x La Kabine 2026
Avec Come spirto in un'ampolla, Enzo Castellucci signe une série où l'isolement devient matière photographique. Récompensé par le prix...
06 août 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
À Arles, les conversations photographiques SanDisk donnent vie aux archives
© Lola Cacciarella
À Arles, les conversations photographiques SanDisk donnent vie aux archives
En juillet dernier, dans la cour de l'Archevêché, Fisheye et SanDisk ont imaginé un nouveau format de rencontre photographique. À...
05 août 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
En Ukraine, la guerre et paix de Sergey Melnitchenko
© Sergey Melnitchenko
En Ukraine, la guerre et paix de Sergey Melnitchenko
Loin de la déferlante des images médiatiques de guerre, qui saturent le regard jusqu’à le désensibiliser, le dernier projet du...
04 août 2026   •  
Écrit par Jordane de Faÿ