Gold Dust

19 juillet 2018   •  
Écrit par Eric Karsenty
Gold Dust

Tripod City aurait pu être le nom d’un groupe de rock. C’est d’ailleurs la première idée de Charlie Kwai, Chris Lee et Paul Storrie lorsqu’ils se rencontrent au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres. Une fois diplômés, ils se retrouvent pour un tout autre plan à trois : se plonger dans les villes afin de « documenter les gens et les lieux de trois points de vue différents pour former une seule et même histoire. Nos intérêts communs nous rassemblent. Notamment une fascination persistante pour l’humain. Que ce soit dans le cinéma, le design ou la photographie, les gens ont toujours été au centre de notre concept… Chris capture des scènes plus larges, Paul prend des portraits intimes, et moi, je me concentre sur les moments d’énergie », explique Charlie. « Toutes nos photos sont des portraits, mais shootés dans des perspectives différentes », surenchérit Paul.

Après une première immersion en Chine sur le mode street photography, ils mettent le cap sur le Ghana, qu’ils arpentent durant un mois. Premier pays africain à s’affranchir du joug colonial britannique et à déclarer son indépendance en 1957, le Ghana était pour le trio une opportunité d’aller plus loin dans sa démarche de mise en scène de quelque chose de différent. « Nous voulions aller au-delà de la rue. Et parce qu’il n’y avait pas de barrière linguistique, nous pouvions approfondir, nouer des relations, converser et expliquer les choses plus facilement », raconte Charlie. « Nous voulions montrer le côté positif du pays, mais aussi toute la modernité de sa culture », complète Chris. Leur travail sur les villes se cristallise toujours par la publication d’un livre, une partie importante du projet. C’est ce qu’ils ont fait avec Made in China (2015), leur première immersion ; avec Gold Dust (2016), au Ghana ; ou encore avec Sweet Dreams (2018), les images d’une virée à Mexico dont ils reviennent tout juste. Les photographes de Tripod City prennent le pouls des villes en tentant d’aller au-delà des idées reçues et des stéréotypes, en se confrontant au monde par leurs approches complémentaires. « C’est juste notre façon de voir le monde », conclut modestement Paul.

Ce portfolio est à retrouver dans Fisheye #31, en kiosque et disponible ici.

© Tripod City © Tripod City 
© Tripod City © Tripod City 

© Tripod City 

© Tripod City © Tripod City 
© Tripod City © Tripod City 
© Tripod City © Tripod City 
© Tripod City © Tripod City 

© Tripod City  © Tripod City 

© Tripod City

Explorez
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
À l'instant   •  
Écrit par Apolline Coëffet
5 coups de cœur qui photographient la neige
© Loan Silvestre
5 coups de cœur qui photographient la neige
Tous les lundis, nous partageons les projets de deux photographes qui ont retenu notre attention dans nos coups de cœur. Cette semaine...
22 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
26 séries de photographies qui capturent l'hiver
Images issues de Midnight Sun (Collapse Books, 2025) © Aliocha Boi
26 séries de photographies qui capturent l’hiver
L’hiver, ses terres enneigées et ses festivités se révèlent être la muse d’un certain nombre de photographes. À cette occasion, la...
17 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Grégoire Beraud et les terres colorées de l'Amazonie
Kipatsi © Grégoire Beraud
Grégoire Beraud et les terres colorées de l’Amazonie
Dans sa série Kípatsi, réalisée dans l’Amazonie péruvienne, Grégoire Beraud met en lumière la communauté Matsigenka, sa relation à la...
13 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
À l'instant   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger