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C’est l’heure du récap’ ! Cette semaine, les images nous parlent de l’histoire, du temps qui passe et de ce qu’il dépose sur les esprits et les corps. Les écritures sont diverses, elles interpellent, et c’est ce qui fait leur force.
À l’occasion de la réouverture du Château d’Eau, après dix-huit mois de travaux, Sophie Zénon investit l’espace pour y déployer une exposition intime du vivant. C’est à travers une interprétation sensible de la nature que l’on déambule dans la beauté du monde et de ses paysages alentour. Un paysage qui s’est également paré de monochrome dans les images de notre sélection Instagram #546.
Ailleurs, vers les calanques marseillaises, Margaux Fournier a capturé les corps et les voix de femmes à la retraite dans Au bain des dames. Là-bas, entre « sœurs de cœur », elles échangent naturellement sur leurs forces et leurs blessures béantes, y apposant un peu de rires et de crème solaire.
Travail de mémoire
Le temps qui passe et ce qu’il répare ou réactive est l’un des sujets abordés dans Simone Veil – Mes sœurs et moi au Mémorial de la Shoah. Une exposition dense consacrée à la famille Jacob, conçue à partir d’une recomposition intime de leurs archives. Un important travail de collecte et de mémoire, mené par David Teboul, qui raconte l’histoire d’une famille face au drame, mais aussi, et surtout, celle d’un peuple. Avec Maru Kuleshova, il s’agit également de travailler sur la mémoire d’une histoire qu’elle n’a pas vécue, mais que les générations lui ont transmise, et qui se vit intérieurement. C’est là tout le concept de la postmémoire, entendue comme « un dialogue constant avec l’invisible », écrit l’artiste. Enfin, le festival Circulation(s) revient en mars prochain pour sa 16e édition. Au programme, des écritures visuelles qui se font l’étendard d’un monde en mutation. On en a bien besoin.