Les détails enivrants de Nora Hollstein

13 mai 2022   •  
Écrit par Ana Corderot
Les détails enivrants  de Nora Hollstein

« Je suis très romanesque. Chaque image que je capture contient quelque chose de mon monde émotionnel, rempli d’un désir d’élucider des mystères. Si je devais décrire ma pratique en un mot ? L’évasion », affirme Nora Hollstein. Photographe et éditrice photo, l’artiste vit du 8e art depuis Berlin, sa ville adoptive. Bercée par des inspirations éclectiques, l’auteur reste attachée aux détails et aux objets de notre quotidien. « Dévoiler les choses au plus près de nous, mettre en lumière ce que l’on ne peut voir à l’œil nu, donne un certain pouvoir. Cela rend le spectateur davantage curieux », explique-t-elle. Dans sa dernière série en cours LO − qu’elle souhaite faire évoluer en un ouvrage − elle aborde la notion de « Limerence », inventée par la psychologue américaine Dorothy Tennov en 1979. « Ce terme décrit un état d’esprit involontaire qui passe d’une attirance romantique pour une autre personne à un besoin irrésistible et compulsif d’obtenir la réciprocité de ces sentiments. Mon projet explore ce phénomène via mon expérience personnelle. Il étudie également la possibilité d’être une personne limpide », dévoile-t-elle. Dans ses natures mortes, Nora Hollstein fige des instants à l’aura mystique, où tout n’est que chaleur et émotion. Tour à tour, ses créations nous transportent au cœur de songes teintés d’ivresse et de flammes amoureuses. Nora Hollstein signe la couverture de notre dernier numéro #53 Égnimes, disponible en kiosque et sur le store.

© Nora Hollstein

 

© Nora Hollstein© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein

 

 

© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein© Nora Hollstein

 

 

© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein© Nora Hollstein

 

 

 

© Nora Hollstein

 

 

© Nora Hollstein© Nora Hollstein

 © Nora Hollstein

Explorez
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
© Marilia Destot / Planches Contact Festival
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Marilia Destot. Jusqu’au 4 janvier 2026, l’artiste expose ses Memoryscapes à Planches...
26 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Indlela de la série Popihuise, 2021 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Par le dessin et le collage, l'artiste sud-africain Vuyo Mabheka compose sa propre archive familiale qui transcrit une enfance solitaire...
25 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Sarah Bahbah : écran d’intimité
© Sarah Bahbah
Sarah Bahbah : écran d’intimité
Sarah Bahbah a imaginé Can I Come In?, un format immersif à la croisée du podcast, du film et du documentaire. Dans les six épisodes qui...
18 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger