Pool : un nouveau tremplin pour les jeunes photographes

04 mai 2016   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Pool : un nouveau tremplin pour les jeunes photographes
Créée en mars 2016 par Léa Bernard et Mathilde Vendrin, “Pool” expose pour la première fois, depuis le 3 mai dernier, l’un de ses photographes. Une initiative qui vise à accompagner les jeunes photographes vers une reconnaissance professionnelle. Rencontre.

C’est une première pour Mathilde et Léa, 24 ans, qui exposaient hier la série La plage de Damgan de Matthias Pasquet, dans le cadre de l’exposition collective et pluridisciplinaire « Relativités ». Née de la rencontre entre les deux jeunes femmes, Pool est une initiative hybride. Pour ses deux fondatrices, Pool « fonctionne comme un label de musique ».

Leur objectif : repérer et accompagner les jeunes photographes jusqu’à ce qu’ils aient toutes les clés en main pour vivre de leur métier. « L‘idée c’est de dénicher des photographes à la sortie de l’école car il y en a des très talentueux mais ils ne savent pas se vendre », explique Mathilde, aussi photographe. Elle poursuit : « Quand on sort de l’école, on commence souvent en tant qu’assistant photographe et c’est difficile de percer ». En fait, « Pool, c’est un tremplin » ajoute Léa.

Léa Bernard et Mathilde Vendrin avec Matthias Pasquet au vernissage de l'exposition "Relativités" © Mélany Marfella
Léa Bernard et Mathilde Vendrin avec Matthias Pasquet au vernissage de l’exposition “Relativités” © Mélany Marfella

Pour l’instant, Pool se compose seulement de quatre photographes. Le label se finance grâce à des commandes corporate confiées aux photographes qui en tirent une commission. Le reste des revenus sert à mettre en place des évènements culturels ou des projets artistiques, comme l’exposition en cours à la Maison populaire de Montreuil. Prochaine étape : ouvrir ses portes à un cinquième photographe spécialisé dans le reportage, et « si possible venant d’une autre école car nous sommes ouverts à tout horizon », spécifie Mathilde.

En (sa)voir plus

→ sur l’agence Pool : http://pool-paris.com/

→ L’exposition « Comment bâtir un univers qui ne s’effondre pas en deux jours : 2/3 Relativités » dure jusqu’au 2 juillet à la Maison populaire de Montreuil – 9Bis Rue Dombasle.

Explorez
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
À l'instant   •  
Écrit par Apolline Coëffet
5 coups de cœur qui photographient la neige
© Loan Silvestre
5 coups de cœur qui photographient la neige
Tous les lundis, nous partageons les projets de deux photographes qui ont retenu notre attention dans nos coups de cœur. Cette semaine...
22 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
26 séries de photographies qui capturent l'hiver
Images issues de Midnight Sun (Collapse Books, 2025) © Aliocha Boi
26 séries de photographies qui capturent l’hiver
L’hiver, ses terres enneigées et ses festivités se révèlent être la muse d’un certain nombre de photographes. À cette occasion, la...
17 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Grégoire Beraud et les terres colorées de l'Amazonie
Kipatsi © Grégoire Beraud
Grégoire Beraud et les terres colorées de l’Amazonie
Dans sa série Kípatsi, réalisée dans l’Amazonie péruvienne, Grégoire Beraud met en lumière la communauté Matsigenka, sa relation à la...
13 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
À l'instant   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger