La 29e édition de Paris Photo se tiendra au Grand Palais du 12 au 15 novembre 2026. À cette occasion, les œuvres de 1260 artistes venus du monde entier seront rassemblées pour célébrer la photographie dans toute sa diversité.
Ce mardi 8 septembre, Paris Photo présentait la programmation de sa nouvelle édition au sein de l’auditorium du Jeu de Paume, à Paris. Cette année, celle-ci sera imprégnée des célébrations des deux cents de la photographie, qui ont commencé en ce mois de septembre. De fait, comme l’a rappelé Florence Bourgeois, directrice de l’événement, la foire internationale sera « le premier rendez-vous d’envergure internationale dans le cadre du Bicentenaire ». À cette occasion, le Centre Pompidou y présentera une centaine d’œuvres de trente artistes issus de sa collection. Parmi elles se comptent de récentes acquisitions entreprises en vue de cette exposition. L’ensemble permettra de poser un regard transversal sur le médium et de montrer ses évolutions. À cela s’ajoutera un parcours dédié au Bicentenaire, beaucoup plus large, à découvrir au détour des allées du Grand Palais. À l’entrée, les visiteurs seront notamment accueillis par une installation de Thomas Ruff, qui se distingue par son approche expérimentale du 8e art. Au gré de leur déambulation, ils pourront également contempler des images élaborées à partir des premiers procédés photographiques, tels que le calotype, le daguerréotype et le photogramme.

Panorama de la création contemporaine
Au-delà de son hommage au Bicentenaire, cette 29e édition fera la part belle à la création contemporaine. Nous retrouverons Antony Cairns et SMITH dans les projets prismes, Lara Tabet et Yasmine Chemali, les lauréates du programme BMW ART MAKERS 2026, ou encore Mirjam Reiter, Camille Cellier, Jonas Glanz et Jinyong Lian, qui sont les quatre gagnants du prix Étudiants Paris Photo. Comme à l’accoutumée, quatre secteurs accompagneront le secteur principal. Conçu par Zasha Colah et Francesco Zanot, « Voices » s’articulera autour de la disparition, un thème qui leur est venu alors qu’ils travaillaient sur les deux cents ans de la photographie. « La disparition est ainsi devenue une idée politique », explique la commissaire invitée. Le secteur « Digital » a été imaginé par Marco De Mutiis, nouveau curateur pour Paris Photo, qui officie habituellement au Fotomuseum Winterthur, en Suisse. S’il comporte des productions en intelligence artificielle, celui-ci montrera de la photographie pensée en digital. « Émergence », situé au premier étage, accueillera vingt projets monographiques de jeunes artistes de neuf pays différents. Enfin, le « Éditions » réunira 48 maisons d’édition et libraires spécialisés. En parallèle, le parcours Elles x Paris Photo, qui met en exergue la création féminine depuis 2018, sera toujours présent.

Des archives argentiques de l’AFP à la Fisheye Gallery
Cette année, la Fisheye Gallery exposera à Paris Photo non plus dans le secteur « Émergence », mais au cœur de la nef. À cette occasion, elle proposera un échantillon inédit des archives argentiques de l’Agence France-Presse. Au recto de ces tirages d’époque se trouve une image qui a marqué la mémoire collective tandis que, au verso, ce sont des légendes dactylographiées, tampons humides et annotations manuscrites qui témoignent du geste journalistique. En mettant en évidence la matérialité de la photographie, l’ensemble consacrera ainsi « le statut de l’ “image-objet” comme fragment tangible de l’histoire ». La scénographie s’inscrira en ce sens en privilégiant la réversibilité. Par ailleurs, jusqu’en janvier 2027, quelques-uns de ces clichés sont à retrouver dans dix-sept stations du métro parisien, dans le cadre d’une exposition RATP labellisée par le Bicentenaire de la Photographie.
