« Qu’est-ce que je deviendrais, si je n’étais pas photographe ? »

05 septembre 2015   •  
Écrit par Fisheye Magazine
"Qu'est-ce que je deviendrais, si je n'étais pas photographe ?"
Ruslan est une jeune photographe basé à Dusseldörf, en Allemagne. Il nous explique comment et pourquoi il prend des photos. Une découverte Fisheye.

Fisheye: Pourquoi es-tu devenu photographe ?

Ruslan Varabyou

: Adolescent, j’étais assez introverti. Un jour, je me suis trouvé un appareil photo, en même temps qu’un besoin de m’exprimer autrement que par des mots. Aujourd’hui la seule question que je me pose concernant mon avenir, c’est “qu’est-ce que je deviendrais, si je n’étais pas photographe” ?

Comment es-tu devenu photographe ?

J’ai rencontré un professeur d’arts plastiques très avisé qui ne se contentait pas de nous enseigner l’art, mais qui nous apprenait aussi à être malins, nous incitait à devenir de belles personnes. J’ai réalisé que les artistes, les créatifs, faisait partie de cette catégorie.

“Courir à travers le monde les yeux grands ouverts”

© Ruslan Varabyou
© Ruslan Varabyou

Quelles sont tes inspirations ?

Il y a beaucoup d’artistes, de photographes, de musiciens et de directeurs artistiques qui m’inspirent. Mais pour moi, la meilleure des inspirations, c’est de courir à travers le monde les yeux grands ouverts.

Tes photographies semblent très impulsives !

Exactement ! Je n’aime pas planifié une prise de vue, je préfère travailler de manière spontanée.

Comment décrirais-tu ton style ?

Documentaire, émotionnel, direct et flashy.

© Ruslan Varabyou
© Ruslan Varabyou

Qu’est-ce qui te traverse l’esprit, quand tu t’apprêtes à faire une image ?

Tout dépend de ce que je vais photographier. Dans le cas de prises de vues personnelles, quotidiennes, j’ai l’esprit totalement clair et suis entièrement absorbé par l’instant, la scène, le visage qui attirent mon attention. Et je déclenche.

Quel est le meilleur compliment que tu aies reçu à propos de ton travail ?

Les mots dit à voix haute, pour moi, ne sont pas des compliments. Les meilleurs compliments que j’ai reçu, ce sont des propositions de travail pour des projets enthousiasmants, ou voir mon travail accroché au mur de personnes qui m’inspirent.

varabyou_fisheyemag_01varabyou_fisheyemag_03varabyou_fisheyemag_04varabyou_fisheyemag_05varabyou_fisheyemag_06varabyou_fisheyemag_07varabyou_fisheyemag_08varabyou_fisheyemag_09varabyou_fisheyemag_10varabyou_fisheyemag_11varabyou_fisheyemag_12varabyou_fisheyemag_13varabyou_fisheyemag_15varabyou_fisheyemag_16varabyou_fisheyemag_17varabyou_fisheyemag_18varabyou_fisheyemag_19

Propos recueillis par Marie Moglia

En (sa)voir plus

→ Découvrez tout le travail de Ruslan sur son site web: www.ruslanvarabyou.com

→ Et sur son Tumblr: ruslanvarabyou.tumblr.com

→ Vous pouvez aussi le suivre sur Instagram: @ruslanvarabyou

 

Explorez
Rebekka Deubner, lettres d'amour à terre
© Rebekka Deubner
Rebekka Deubner, lettres d’amour à terre
Exposé aux Rencontres d'Arles, à la Croisière, le projet La terre amoureuse de Rebekka Deubner nous parle avec une grande justesse de la...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
© Lys Arango / La Kabine
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
Au bord des mondes : Habiter les territoires, survivre aux fractures, du 27 juin au 20 septembre, une exposition qui invite à repenser...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
© Leïla Macaire
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
Bleu comme désert est un projet photographique réalisé par Leïla Macaire dans les dunes du désert du Tassili n’Ajjer, en Algérie, qui...
30 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
© Yasmina Benabderrahmane
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
Pour la 3e édition du festival Mondes en commun du musée départemental Albert-Kahn, ce sont onze photographes qui déploient leurs œuvres...
30 mai 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Nos derniers articles
Voir tous les articles
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
© Ed Alcock / MYOP
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
Secrets et mensonges. Cette exposition au nom énigmatique, présentée au Jeu de Paume de Tours, revient sur les quinze ans de pratique...
15 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •  
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Béatrice et la télévision, Poilley, 1973 © Madeleine de Sinéty
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Jusqu'au 27 septembre 2026, le musée du Jeu de Paume à Paris propose une exposition intitulée Une vie, dédiée à Madeleine de Sinéty....
13 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
© Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024, Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
Exposée dans le cadre des Rencontres d'Arles à l'Espace Monoprix, Magali Paulin remporte le prix du jury de la Fondation Louis Roederer...
12 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot