Tanguy Delavet et le vague à l’âme ambiant

14 juillet 2023   •  
Écrit par Ana Corderot
Tanguy Delavet et le vague à l'âme ambiant
© Tanguy Delavet

C’est en puisant dans les films de ses réalisateurices préféré·es – Gaspard Noé, Maïween, Xavier Dolan… – ou dans des influences musicales que Tanguy Delavet compose ses images nimbées de mélancolie. Auvergnat d’origine, c’est au contact de son père, lors de randonnées en montagne, qu’il découvre le médium. Depuis, il s’est installé à Paris, ville de ses émois photographiques et cinéphiles, d’où il crée avec passion. « Je photographie souvent mes proches, donc naturellement ces souvenirs-là sont précieux, et le deviennent de plus en plus avec le temps. Des gens rentrent dans nos vies, nous bouleversent puis s’en vont, immortaliser ces moments-là grâce au portrait m’offre ce que me procure parfois le cinéma », confie-t-il. Mouvement incessant, courses éperdues, lumières et néons luminescents, visages en quête d’attention, mirages d’amour et de douceur… Dans l’ensemble du corpus photographique de Tanguy Delavet, l’humain se révèle par effeuillage de couches successives, tout en conservant une once de mystère. « J’ai découvert l’énergie nostalgique dans le cinéma, surtout par le biais du film The Place Beyond the Pines qui m’a beaucoup marqué. C’est une émotion très forte qui me parle, je la comprends, je l’aime. J’aime mes souvenirs, mes ami·es, c’est ce qui me nourrit. Le temps passe et je ne veux pas tomber dans le piège de l’oubli, je veux me souvenir du temps passé, qu’il soit positif ou négatif. Mes images sont une sorte d’hommage à mes souvenirs », conclut-il.

© Tanguy Delavet

Explorez
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
Il y a 7 heures   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
© Marilia Destot / Planches Contact Festival
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Marilia Destot. Jusqu’au 4 janvier 2026, l’artiste expose ses Memoryscapes à Planches...
26 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Indlela de la série Popihuise, 2021 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Par le dessin et le collage, l'artiste sud-africain Vuyo Mabheka compose sa propre archive familiale qui transcrit une enfance solitaire...
25 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Sarah Bahbah : écran d’intimité
© Sarah Bahbah
Sarah Bahbah : écran d’intimité
Sarah Bahbah a imaginé Can I Come In?, un format immersif à la croisée du podcast, du film et du documentaire. Dans les six épisodes qui...
18 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
Il y a 7 heures   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger