Vos découvertes préférées du mois de mars

03 avril 2018   •  
Écrit par Anaïs Viand
Vos découvertes préférées du mois de mars

Focus sur les trois découvertes préférées des lecteurs, présentées en mars 2018 sur le site de Fisheye.

1. Dimitri Guedes

Dimitri Guedes

, photographe de mode, basé à Montréal, aime déconstruire la réalité. Si ses images subliment des marques de vêtements, leur univers onirique nous plonge dans un songe halluciné. « J’aime les esthétiques qui flirtent entre le rêve et la réalité. La photographie de mode me permet de mettre en scène des modèles, qui nourrissent mon approche à la fois brute et poétique de la photographie », confie le photographe.

© Dimitri Guedes© Dimitri Guedes

© Dimitri Guedes

© Dimitri Guedes

2. Kathleen Meier 

La jeune photographe Kathleen Meier utilise l’image pour essayer de comprendre le monde qui l’entoure. Sa série Huis Clos nous propose un voyage psychologique où la poésie côtoie la claustrophobie. Sombres et mystérieuses, les photographies qui peuplent Huis Clos nous parlent d’enfermement. Pourtant, ici, l’homme est absent. Spleen et étrangeté s’échappent de ces lieux vides où la solitude est plus que suggérée. « J’utilise la photographie pour exprimer des sensations, des réflexions personnelles, pouvant être universelles, explique Kathleen. Ainsi, je peux parler avec tout le monde. » C’est un véritable récit autour de l’isolement qu’elle propose à son public. « Huis Clos est un enfermement suggestif, on y réagit comme face à une situation sans issue, au sens littéral comme au figuré. » Douce nostalgie et sentiment d’oppression se bousculent face au calme inquiétant de ces espaces abandonnés.

Huis Clos © Kathleen MeierHuis Clos © Kathleen Meier

Huis Clos © Kathleen Meier

© Kathleen Meier

3. Patrice Bellot

Depuis 2013, Patrice Bellot, photographe et universitaire de 45 ans, immortalise Marseille et ses alentours. Son ouvrage Carrefour Bellevue regroupe quelques-uns de ses clichés noir et blanc réalisés à l’iPhone, autant d’excursions dans la cité phocéenne. « Mes photos sont en grande majorité des photos de rue au sens large du terme : images saisies dans les villes ou sur les routes, à pied ou depuis la fenêtre d’une voiture ou d’un train », explique le photographe de 45 ans. Plus que l’instant décisif, ce sont les couleurs, les ombres et les mouvements créant des sensations typiques d’un lieu, d’un moment qui intriguent Patrice. « Des sensations difficiles à mettre en mots, souvent fugitives, mais qui créent l’envie de garder une image, “à la volée” la plupart du temps », précise-t-il. Carrefour Bellevue s’apparente à un carnet de bord que l’on s’interdit d’annoter. Un petit guide essentiel pour qui souhaite découvrir Marseille en images.

v© Patrice Bellot
© Patrice Bellot© Patrice Bellot

© Patrice Bellot

Explorez
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
10 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
© Hugh Davison / Instagram
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine ont décidé de prendre de bonnes résolutions pour l’année 2026. L’acte de...
06 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
L’île la plus proche du paradis © Nicolas Gastaud
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
Nicolas Gastaud et Sonia Martina, nos coups de cœur de la semaine, explorent des récits intimes. Le premier sonde son héritage familial...
05 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 5 janvier 2026 : tenir ses bonnes résolutions
© p.arbld / Instagram
Les images de la semaine du 5 janvier 2026 : tenir ses bonnes résolutions
C’est l’heure du récap ! En ce début d’année, un certain nombre d’entre nous ont pris de bonnes résolutions. Qu’il s’agisse de multiplier...
Il y a 4 heures   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
10 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
© Agnès Dherbeys
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
À l’occasion de son vingtième anniversaire, le collectif MYOP investit le Carré de Baudouin avec une exposition manifeste....
09 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
The Internal Crusade © Zexuan Zeng
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
Le photographe Zexuan Zeng exhume lors d'un voyage les fantômes de l'Armée rouge qui ont réalisé la Longue Marche, un épisode fatal de la...
08 janvier 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei