Mia Hama et Yuji Tanno remportent le prix Zooms Japan 2026 !

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Écrit par Fisheye Magazine
Mia Hama et Yuji Tanno remportent le prix Zooms Japan 2026 !
© Mia Hama
© Yuji Tanno
© Yuji Tanno

Parmi cinq finalistes, deux se sont distingué·es pour leur proposition singulière : Mia Hama et Yuji Tanno. Chacun·e, à sa manière, explore un quotidien pas tout à fait comme les autres au cœur des villes ou des marges japonaises. Les deux rejoindront, à l’automne prochain, les lauréat·es du prix Zooms France pour une exposition dans le cadre de l’édition 2026 du Salon de la photo.

Yuji Tanno 

Chez Yuji Tanno, il est question de douceur et de temps long, de réparer la terre et de faire les choses pas à pas. On cohabite avec celles et ceux qui nous accueillent, dans un rythme partagé. Dans Shindo-Fuji, l’artiste s’inspire de ce concept bouddhiste qui signifie que le corps humain et la terre qu’il habite ne font qu’un. Dans l’intimité des habitant·es de Kusunoki, village situé à Ube, dans la préfecture de Yamaguch, il capte des moments d’un quotidien rural. Les portraits sont à fleur de peau, et les sentiments purs. « Leur rythme de vie, en harmonie avec la nature, contraste avec une société obnubilée par la vitesse et la consommation, suggérant subtilement la possibilité de renouer avec la terre. Ce travail documente leur quotidien, mais soulève aussi des questions pour l’avenir. Comment choisir de vivre en relation avec la terre ? Peut-on façonner sa vie soi-même, plutôt que de se soumettre à un système établi par d’autres ? » écrit-il.

© Yuji Tanno
© Yuji Tanno


 

© Mia Hama
© Mia Hama

Mia Hama 

C’est dans les ruelles de la capitale japonaise, ou dans ses villes alentour, que Mia Hama se met en scène de façon incongrue. Partout où elle passe, les gens s’affairent à leur petite vie du quotidien bien en place. Qui est le plus étrange ici : celui qui court après sa vie sans se retourner, ou celle qui prend le temps de gentiment s’en moquer ? « Il s’agit de me mettre en scène dans un lieu ordinaire, et non de créer un décor totalement insolite. J’espère que les spectateurs apprécieront ces petites bizarreries et ces décalages », avoue-t-elle. Sous des teintes vives et colorées, la série Everyday life is wonderful se lit comme une volonté de déplacer le réel et le regard afin de porter l’attention sur ce qui ne se passe pas comme prévu.

© Mia Hama
© Mia Hama



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