Les coups de cœur #313

02 novembre 2020   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les coups de cœur #313

Valérian Nicolas et Océane Feld, nos coups de cœur #313, pratiquent tous deux la photographie argentique. L’un capture la magie du monde urbain, tandis que l’autre s’attache à représenter les minorités de genre.

Valérian Nicolas

Valérian Nicolas, 29 ans, a débuté la photographie argentique en 2015, en capturant les sessions de skateboard de ses amis. De fil en aiguille, il étend son terrain de jeu à Paris, et sa banlieue. « Puis en 2018, j’ai décidé de tout quitter pour réaliser un rêve un peu fou. Je suis parti vivre à Tokyo pendant un an. Là-bas, j’avais l’habitude de monter sur mon vélo et de me perdre dans des quartiers que je n’avais encore jamais explorés. Je pouvais parcourir jusqu’à 30 kilomètres pour saisir ces petits détails que personne ne remarque : des gens dans la rue, un chat derrière une fenêtre, une lumière, une ombre particulières… Il se passe tellement de choses sous nos yeux que chaque jour est différent ! », raconte l’auteur. De manière spontanée, Valérian Nicolas s’attache à capter l’ordinaire, le réel, et leur charme magique. Ancrées dans l’urbain, ses images donnent à voir sa propre vision des métropoles dans lesquelles il aime tant s’immerger.

© Valérian Nicolas© Valérian Nicolas
© Valérian Nicolas© Valérian Nicolas
© Valérian Nicolas© Valérian Nicolas

© Valérian Nicolas

Océane Feld

Artiste féministe queer, Océane Feld, 21 ans, a découvert la photographie alors qu’elle recherchait « un exutoire, une raison de pouvoir sortir et [s]’isoler ». « À l’âge de quinze ans, j’ai commencé l’argentique, et tout a changé. C’est quelque chose qui m’a animé.e. Puis, j’ai réalisé des portraits et me suis essayé.e au nu. Au fil des rencontres, et en grandissant, j’ai souhaité parler de mon rapport au genre, puis de ma propre sexualité. C’est ainsi que j’ai débuté Life on Mars », raconte l’auteur.e. Véritable journal visuel, le projet illustre les interrogations d’une jeune personne, tentant de trouver sa place, un sens à sa vie. « D’où la référence à David Bowie, poursuit Océane Feld. Finalement, lorsqu’on ne rentre pas dans les codes de la société, lorsqu’on ne veut pas intégrer les diktats et les injonctions, on se sent à part. Dans Life on Mars j’essaie au mieux de représenter les minorités de genre, et je fais en sorte que tout le monde puisse s’identifier à mes photos. Je pense que ce sont des représentations que j’aurais aimé voir, plus jeune. » Une collection de clichés sensibles, inspirée par les liens humains.

© Océane Feld© Océane Feld

© Océane Feld

© Océane Feld© Océane Feld

© Océane Feld

© Océane Feld

Image d’ouverture : © Océane Feld

Explorez
Au Palais de la Porte Dorée, l'art dénonce les discriminations
Jane Evelyn Atwood, La boxe féminine, 2000 FNAC 2000-208 Collection du Centre national des arts plastiques © Jane Evelyn Atwood
Au Palais de la Porte Dorée, l’art dénonce les discriminations
Le musée de l’Histoire de l'immigration au Palais de la Porte Dorée présente son exposition jusqu'au 23 août 2026.
Il y a 6 heures   •  
Écrit par Esther Baudoin
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
© Ed Alcock / MYOP
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
Secrets et mensonges. Cette exposition au nom énigmatique, présentée au Jeu de Paume de Tours, revient sur les quinze ans de pratique...
15 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Béatrice et la télévision, Poilley, 1973 © Madeleine de Sinéty
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Jusqu'au 27 septembre 2026, le musée du Jeu de Paume à Paris propose une exposition intitulée Une vie, dédiée à Madeleine de Sinéty....
13 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
© Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024, Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
Exposée dans le cadre des Rencontres d'Arles à l'Espace Monoprix, Magali Paulin remporte le prix du jury de la Fondation Louis Roederer...
12 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Au Palais de la Porte Dorée, l'art dénonce les discriminations
Jane Evelyn Atwood, La boxe féminine, 2000 FNAC 2000-208 Collection du Centre national des arts plastiques © Jane Evelyn Atwood
Au Palais de la Porte Dorée, l’art dénonce les discriminations
Le musée de l’Histoire de l'immigration au Palais de la Porte Dorée présente son exposition jusqu'au 23 août 2026.
Il y a 6 heures   •  
Écrit par Esther Baudoin
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
© Ed Alcock / MYOP
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
Secrets et mensonges. Cette exposition au nom énigmatique, présentée au Jeu de Paume de Tours, revient sur les quinze ans de pratique...
15 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •  
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Béatrice et la télévision, Poilley, 1973 © Madeleine de Sinéty
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Jusqu'au 27 septembre 2026, le musée du Jeu de Paume à Paris propose une exposition intitulée Une vie, dédiée à Madeleine de Sinéty....
13 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin