Corps poétiques, agressés ou transformés : nos coups de cœur photo du mois

30 mai 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Corps poétiques, agressés ou transformés : nos coups de cœur photo du mois
© Ame Blary
© Rehaf Al Batniji
© Ame Blary
© Quentin Yvelin
© Cendre
© Jana Sojka

Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont particulièrement marquée. Des récits personnels aux visites de divers événements, c’est le moment de (re)partager nos plus belles découvertes !

Photographie : le langage universel

Initiée par Foto Femme United et le Musée de la Femme de Marrakech, cette exposition entend offrir une plus grande visibilité aux photographes arabes femmes et non binaires. Suite à un appel à participations, ce sont 14 artistes aux écritures variées qui présentent leurs œuvres sur les cimaises du lieu. Haute en couleur, la collection d’images donne à voir une création photographique imprégnée par l’histoire, la culture, l’héritage et l’envie d’évasion. Une initiative remarquable.

Au Musée de la Femme, la photographie déploie son langage universel
© Camelia Shahat
Au Musée de la Femme, la photographie déploie son langage universel
Jusqu’au 31 octobre 2024, le Musée de la Femme de Marrakech accueille Photographie : le langage universel, une exposition imaginée avec…
02 mai 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas

Ame Blary

Le jus d’une fraise, la douceur d’un doigt qui glisse sur une peau, le vent marin… Au cœur des images d’Ame Blary, artiste queer et militant·e, les corps s’émancipent et se rencontrent, les genres se brouillent, les esprits se libèrent et partagent leur exaltation. Jouant avec des teintes chaudes et un flou artistique voluptueux, l’auteurice pose un regard tendre sur sa communauté.

Ame Blary : tendre au combat
© Ame Blary
Ame Blary : tendre au combat
Artiste, queer et militant, Ame Blary photographie les transitions et les retours à soi dans une prose visuelle où la douceur est…
08 mai 2024   •  
Écrit par Hugo Mangin

Quentin Yvelin

Aux confins de son propre récit familial – le thorax en entonnoir de son père comme amorce – le photographe construit un conte visuel inspiré par les personnes porteuses de pathologies et malformations respiratoires. Dénudant les corps, fermant les paupières, il fait de ses modèles des sculptures gracieuses aux silhouettes étrangement familières, explore des territoires distendus, faits de nuances et de fragments.

La poitrine creuse : Quentin Yvelin et le souffle (qui) court
© Quentin Yvelin
La poitrine creuse : Quentin Yvelin et le souffle (qui) court
Des corps, qui respirent et expirent, la cage nouée, les membres dénudés. Autour d’eux, des roches, des végétaux, des ombres que les…
15 mai 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas

Cendre

C’est une agression homophobe qui inspire à Cendre Minuit Brûle. Une violence qu’elle infuse dans ses créations pour ériger une œuvre survivante. Croisant le cycle de la lune à celui des menstruations et des agressions, elle trempe ses pellicules 35 mm dans son propre sang, laissant les bactéries et levures ronger l’image. À leurs côtés, des cyanotypes reprenant des gravures de Gustave Doré décorent le dépôt de plainte comme un écho à la vulnérabilité ressentie au moment de l’action. Une œuvre aussi fascinante que nécessaire.

Minuit brûle : Cendre, de lune et de sang
© Cendre
Minuit brûle : Cendre, de lune et de sang
Les cycles d’une lune rousse couronnant un paysage apocalyptique, un loup à l’allure surnaturelle, des brebis à la merci d’une meute……
16 mai 2024   •  
Écrit par Gwénaëlle Fliti

Jana Sojka

Dans les doubles expositions de la photographe polonaise, les fleurs jaillissent et les femmes s’abandonnent. Fascinée par la notion de mémoire, elle imagine des diptyques poétiques croisant sensualité, langueur et végétation. Comme une manière de faire éclore l’intimité au cœur d’un monde inconnu.

Quand l’étranger devient intime : les dialogues ininterrompus de Jana Sojka
© Jana Sojka
Quand l’étranger devient intime : les dialogues ininterrompus de Jana Sojka
Jana Sojka imagine des diptyques afin de donner cours à un dialogue ininterrompu. Dans un nuancier crépusculaire lui inspirant sérénité…
17 mai 2024   •  
Écrit par Apolline Coëffet
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20 décembre 2025   •  
Écrit par Milena III
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