D’un regard humaniste à d’étonnantes archives : nos coups de cœur photo du mois

30 juillet 2024   •  
Écrit par Apolline Coëffet
D’un regard humaniste à d’étonnantes archives : nos coups de cœur photo du mois
On Mass Hysteria Cambodia © Laia Abril
Photographie d'une femme à côté d'un rhinocéros par Mary Ellen Mark
© Mary Ellen Mark, Courtesy of The Mary Ellen Mark Foundation and Howard Greenberg Gallery

Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont particulièrement marquée. Des récits personnels aux visites de divers événements, c’est le moment de (re)partager nos plus belles découvertes !

Mary Ellen Mark

Jusqu’au 29 septembre, dans le cadre des Rencontres d’Arles, l’Espace Van Gogh présente la première rétrospective au monde consacrée à Mary Ellen Mark. Au fil des salles se découvrent cinq de ses projets les plus importants, montrant toujours avec pudeur des personnes évoluant dans les marges de la société. « [Son approche] n’avait rien d’improvisé. Elle parlait aux gens, s’attardait et apprenait », nous expliquait Melissa Harris, commissaire de Rencontres, à cette occasion. De fait, chacun des portraits de l’autrice porte une histoire qui ne peut nous laisser insensibles. Il témoigne ainsi de la constance d’une démarche humaniste, et ce, quels que soient les modèles immortalisés. 

Première rétrospective mondiale de Mary Ellen Mark, portraitiste sociale acharnée
© Mary Ellen Mark. La famille Damm dans sa voiture, Los Angeles, California, 1987. Avec l’aimable autorisation de The Mary Ellen Mark Foundation / Howard Greenberg Gallery
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05 juillet 2024   •  
Écrit par Milena III
© Bruce Eesly. Peter Trimmel remporte le premier prix pour son fenouil UHY au Kooma Giants Show à Limbourg, série Le nouveau fermier, 2023. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Bruce Eesly

Toujours à Arles, Bruce Eesly nous propose une expérience singulière à la Croisière. Si, à première vue, Le Fermier du futur a l’air d’être une exposition tout à fait classique, il n’en est rien. Les documents présentés n’appartiennent pas à des archives des années 1960 qui retraceraient le succès de la révolution verte, cette politique de transformation, menée à la même époque, articulée autour de l’intensification des rendements. Avec humour et habileté, le photographe et jardinier utilise l’intelligence artificielle pour semer le doute avant de susciter des interrogations, tant sur la portée de cette métamorphose agricole que sur la véracité de telles brochures. 

New Farmer : les cultures artificielles de Bruce Eesly
© Bruce Eesly. Les variétés de pommes de terre sélectionnées sont classées en seize catégories selon les normes de LURCH, 1952, série Le fermier du futur, 2023. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
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Jusqu’au 29 septembre 2024, à l’occasion des Rencontres d’Arles, la Croisière accueille les étonnantes archives de Bruce Eesly. Dans New…
05 juillet 2024   •  
Écrit par Apolline Coëffet
© Orianne Ciantar Olive

Orianne Ciantar Olive

« De 2019 à 2023, j’ai entrepris une traversée des désastres, du nord vers le sud du Liban, que j’appelle Nabil. Le désastre, en latin, c’est la mauvaise étoile. C’est ce soleil mourant sans lequel on ne pourrait pas être », nous confiait Orianne Ciantar Olive. Au début du mois sortait Les Ruines Circulaires, un ouvrage publié aux éditions Dunes qui consigne la série du même nom. Par une opération d’inversion et de glissement poétique, la photographe parvient à cristalliser l’éternel recommencement de la violence qui bouleverse cette région pleine de paradoxes.

Dans l’œil d’Orianne Ciantar Olive : l’emblème trouble et brûlant du désastre
© Orianne Ciantar Olive
Dans l’œil d’Orianne Ciantar Olive : l’emblème trouble et brûlant du désastre
Cette semaine, plongée dans l’œil d’Orianne Ciantar Olive. Dans Les Ruines Circulaires, une série qui a donné lieu à After War Parallax…
01 juillet 2024   •  
Écrit par Apolline Coëffet
robe d'une victime de viol
On Rape, Ala Kachuu © Laia Abril

Laia Abril

Laia Abril est l’autrice d’une trilogie aussi ambitieuse que nécessaire : A History of Misogyny. S’attaquant tour à tour à l’avortement, au viol et à l’hystérie de masse, la journaliste de formation dresse un portrait glaçant des différentes violences faites aux femmes. Pour ce faire, photographies, images d’archive, vidéos, textes et témoignages de victimes s’entremêlent pour dénoncer le contrôle systémique de leur corps. « Si ces sujets sont variés, ils renvoient tous aux moyens utilisés par la société pour leur ôter des droits », remarquait-elle dans un entretien à (re)découvir dans Fisheye #66.

Laia Abril expose les violences faites aux femmes
On Abortion, Obstetric violence © Laia Abril
Laia Abril expose les violences faites aux femmes
A History of Misogyny – trilogie ambitieuse signée Laia Abril – révèle un portrait complexe et glaçant des violences sociétales faites…
25 juillet 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
© Jules Ferrini

Jules Ferrini

« Aujourd’hui, mon approche est plutôt une quête esthétique, mêlant expérimentations techniques et recherche de la beauté dans les formes et figures humaines. En postproduction, j’ai utilisé la solarisation pour enrichir l’imaginaire visuel au-delà de ce que l’œil humain perçoit normalement », nous expliquait Jules Ferrini. Faites de monochromes aux contrastes marqués, ses séries Noires sœurs et Modern Sins s’intéressent respectivement aux vêtements sacrés et à l’architecture d’une New York dépeinte entre fiction et réalité.

À Arles, Jules Ferrini capture le noir solaire
© Jules Ferrini
À Arles, Jules Ferrini capture le noir solaire
À travers deux séries, Noires sœurs et Modern Sins, Jules Ferrini plie la lumière et le temps pour faire vibrer l’obscurité d’un…
26 juillet 2024   •  
Écrit par Hugo Mangin
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