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C’est l’heure du récap’ ! Le printemps est là, et avec lui une envie de prendre l’air, de faire du ménage dans nos esprits et de s’éveiller à d’autres choses. Les propositions visuelles apparues cette semaine s’inscrivent dans ce renouveau de saison. Et notamment l’annonce du dernier numéro de Fisheye, qui s’est offert une nouvelle direction artistique !
Avec le temps va, tout s’en va… Sauf notre envie de révéler encore plus l’image sous toutes ses coutures, tant qu’elle nous parle ! C’est dans cet état d’esprit que nous avons conçu le numéro 75 de Fisheye. Treize ans après son lancement, le magazine opère une « seconde mue », selon les mots de Benoît Baume, son fondateur. Pour ce dernier opuscule, les photographes présenté·es se tournent vers le concret, le tangible, ce qui témoigne de ce qui est, ou de ce qui a été. C’est d’ailleurs les démarches de Tempé Storm Cole et d’Emma Devigne, les lauréates du prix Fisheye x MPB qui traitent toutes deux de la notion d’empreinte, de ce qu’on lègue aux suivant·es. Dans un registre similaire de témoignage de notre passage, la photographe américaine Cheryle St. Onge transforme l’histoire de sa mère, atteinte d’une démence vasculaire, en un récit visuel d’une immense bienveillance.
Éclore
L’éclosion, comme celle des fleurs oniriques et subversives de Théo Schornstein, est aussi au cœur des articles de ces derniers jours. Il y a l’éveil, justement, des sensualités chez Urška Djukić, à travers son tendre film Little Trouble Girls, qui nous parle de réappropriation du désir et du corps des femmes comme arme politique. Puis, il y a surtout ce qui émerge, notamment à Circulation(s), laboratoire de la photographie émergente en Europe. Pour l’inauguration de sa 16e édition, toujours au CENTQUATRE, la rédaction vous révèle trois de ses coups de cœur. Laetitia Guillemin et Emmanuelle Halkin, deux des directrices artistiques du festival, nous parlent de son l’essence et de ses évolutions. Ailleurs, l’on plonge beaucoup plus loin, vers l’inconscient et le rêve, dans les images d’Eneraaw. Une pratique qui explore le lien poreux entre le réel et l’imaginaire.