La Filature présente l’exposition Ce silence est bruissant de paroles

31 janvier 2025   •  
Écrit par Costanza Spina
La Filature présente l'exposition Ce silence est bruissant de paroles
© Arno Brignon
© PLY, Mathieu Farcy et Perrine Le Querrec
© PLY, Mathieu Farcy et Perrine Le Querrec
© Marine Lanier

Jusqu’au 25 mars, La Filature de Mulhouse présente l’exposition Ce silence est bruissant de paroles, un travail collectif qui réunit les artistes Arno Brignon, Marine Lanier et PLY (Mathieu Farcy et Perrine Le Querrec). Ce moment d’échange donne lieu à une énergie nouvelle et invente une expérience commune.

Les artistes Arno Brignon, Marine Lanier et PLY (Mathieu Farcy et Perrine Le Querrec) se retrouvent autour de l’exposition Ce silence est bruissant de paroles à La Filature de Mulhouse. En mettant leurs récits en commun, qu’il s’agisse de photographique ou bien de littérature, iels nourrissent une réflexion sur l’identité, la liberté de circuler, les inégalités sociales ou les relations entre nature et êtres humains, impliquent toujours d’autres participant·es qu’iels considèrent comme agissant sur leurs créations. L’exposition est plus largement une recherche autour des liens écosystémiques qui traversent le vivant. Elle aborde également les façons par lesquelles l’art peut nous aider à prendre soin de l’autre et à penser ensemble des images et des représentations libératrices dans lesquelles se raconter.

PLY : construire un langage commun

Le duo PLY – composé de Mathieu Farcy, photographe, et Perrine Le Querrec, écrivaine – construit un langage commun duquel surgissent des contes poético-documentaires. Dans leurs œuvres, image, souvenir et langage se rencontrent. Autant de procédés qui permettent de déplier le réel, de le déconstruire, le recomposer et en décrypter les mutations. Par cette approche à la lisière entre la représentation et la narration, il se penche sur « une humanité des interstices, silencieuse et résistante ». Pour La Filature, iels présentent trois séries : Les Amazones n’existent pas, qui interroge et déjoue le male gaze colonisateur qui façonne l’image des femmes, 365, Almanach manifeste, une série en cours de réalisation qui propose des moyens de résistance dans le monde contemporain, et Carole, une fiction qui superpose et interroge mots et photographies en troublant les frontières entre le ou la créateur·ice et ses personnages. En binôme, en faisant converger leurs outils, Mathieu Farcy et Perrine Le Querrec utilisent le moyen artistique comme un endroit de rencontre et de surgissement de nouveaux possibles.

© Arno Brignon
À lire aussi
Marine Lanier : Touché par le fond
© Marine Lanier
Marine Lanier : Touché par le fond
Sur une île déserte, un homme avance, perdu dans sa marche solitaire, son regard vers l’horizon. Au détour…
13 juillet 2023   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Arno Brignon : « Le prétexte de l’innovation a étouffé le bon sens »
Arno Brignon : « Le prétexte de l’innovation a étouffé le bon sens »
Dans son dernier ouvrage paru en juin dernier, Terre et Territoires #1 – Les Doutes, Arno Brignon met en perspective nos provinces….
29 juillet 2021   •  
Écrit par Joachim Delestrade
Dans l’œil de PLY : la petite femme aux allumettes
© Mathieu Farcy / Grande commande photojournalisme
Dans l’œil de PLY : la petite femme aux allumettes
Cette semaine, plongée dans l’œil de Mathieu Farcy et Perrine Le Querrec. Avec l’aide de la poétesse , celui-ci s’intéresse à la…
01 avril 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Explorez
La sélection Instagram #555 : manifestons !
© satch3l__ / Instagram
La sélection Instagram #555 : manifestons !
Ce jeudi 1er mai, manifestants et manifestantes élevaient leur voix pour revendiquer leurs droits en cette fête des travailleur·euses....
05 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Les images de la semaine du 27 avril : questionner nos croyances
Shine Heroes, 2018 © Federico Estol
Les images de la semaine du 27 avril : questionner nos croyances
C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les images nous poussent à prendre du recul face à nos certitudes et à interroger ce que l’on...
03 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Kyotographie 2026 : les contours du monde
© Daido Moriyama Photo Foundation
Kyotographie 2026 : les contours du monde
Jusqu’au 17 mai 2026, Kyotographie investit la capitale culturelle du Japon pour sa 14e édition. Comme à l’accoutumée, le festival invite...
27 avril 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Tchernobyl : l'archive sensible de Maxim Dondyuk
© Maxim Dondkyuk
Tchernobyl : l’archive sensible de Maxim Dondyuk
Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, le photographe ukrainien Maxim Dondyuk redonne vie à des photos abandonnées dans la...
26 avril 2026   •  
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Art et Patrimoine en Perche 2026 dévoile un parcours peuplé de légendes
Strange Place for Sunrise #04 © Dana Cojbuc
Art et Patrimoine en Perche 2026 dévoile un parcours peuplé de légendes
Le parcours Art et Patrimoine en Perche revient pour une 7e édition. Jusqu’au 14 juin 2026, quinze lieux d’exception présentent des...
08 mai 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Laurent Lafolie : la matière et le désir
BLANK, œuvres uniques. 15 images 180 × 225 cm, gravure laser sur carton gris recyclé. © Laurent Lafolie
Laurent Lafolie : la matière et le désir
Artiste auteur, maître tireur et enseignant, Laurent Lafolie explore les limites de la matérialité photographique. Dans son atelier, il...
07 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
La sélection Instagram #555 : manifestons !
© satch3l__ / Instagram
La sélection Instagram #555 : manifestons !
Ce jeudi 1er mai, manifestants et manifestantes élevaient leur voix pour revendiquer leurs droits en cette fête des travailleur·euses....
05 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
© Robert Charles Mann, courtesy Galerie Capazza
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
Le Domaine national de Chambord nous invite, jusqu’au 21 juin 2026, à une plongée dans l’univers de Robert Charles Mann. SOLARIS est bien...
04 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche