« Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant »: un récit à construire et déconstruire

20 juillet 2018   •  
Écrit par Anaïs Viand
« Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant »: un récit à construire et déconstruire

Dans son ouvrage, Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant, édité par La maison de Z, le photographe chinois Xiaoliang Huang invite à reconsidérer notre quotidien. Un voyage onirique doublé d’un bel objet.

« En ce temps de surinformation, notre vie est faite d’un quotidien répétitif, ennuyeux et d’engourdissements si bien que les gens semblent toujours attendre avec impatience une autre forme de stimulation (…) Nous sommes à la fois acteurs et spectateurs de notre vie et c’est là que se situe la surprise de la vie : notre quotidien », confie Xiaoliang Huang. Ce jeune artiste émergent basé à Pékin aime documenter le quotidien. Des oiseaux – beaucoup d’oiseaux -, un enfant courant au loin et puis quelques silhouettes défilent tout au long de son ouvrage, Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant, édité par La maison de Z. Ombres, figures et découpes se superposent comme les pages de ce livre fonctionnant comme un loporello (livre que l’on déplie comme un accordéon). Un bel objet qui renferme mystères et secrets. Pour les découvrir ? Il faut déplier les pages, soulever des images, bref construire et déconstruire l’ouvrage. Et quelques vers accompagnent le lecteur dans cette quête de sens.

« Une brise a ébranlé notre imagination. Ce que nous attendions du bon vieux temps a été soufflé à distance »

Repenser notre rapport au temps

« Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro », écrivait Pierre Béarn en 1951 pour critiquer le mode de vie des Parisiens et des citadins plus largement. Plus que jamais, l’homme du 21e siècle est un automate qu’il est difficile de dérégler. Ici, on nous propose un voyage onirique où le temps n’existe plus tant les jeux d’ombres et de lumières s’enchaînent. On se croit tantôt dans un film, tantôt dans un rêve. L’infime frontière est plaisante et le quotidien, sublime. Plus qu’un livre, Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant est une invitation à profiter de l’instant présent, à regarder notre quotidien et repenser notre rapport au temps. Et si on appréhendait notre environnement comme un théâtre dans lequel chaque scène participe à l’histoire, à notre histoire ? En proposant une infinité de lectures, Xiaoliang Huang ébranle notre imagination.

Mais La Nuit Ne Part Pas Pour Autant, La maison de Z, 50 €, 102 p

© Xiaoliang Huang© Xiaoliang Huang

© Xiaoliang Huang© Xiaoliang Huang© Xiaoliang Huang© Xiaoliang Huang

 

© Xiaoliang Huang

Explorez
4 événements photographiques à découvrir en octobre 2026
© Cristóbal Ascencio
4 événements photographiques à découvrir en octobre 2026
La rédaction de Fisheye a relevé une série d'événements photographiques à découvrir à Paris et dans le reste de la France en octobre...
02 octobre 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
À l'IMA-Tourcoing, Serge Najjar nous montre son pays à lui, le Liban
© Red Swipe 2015 Serge Najjar
À l’IMA-Tourcoing, Serge Najjar nous montre son pays à lui, le Liban
À l’Institut du monde arabe-Tourcoing, la photographie s’entremêle avec l’architecture et l’abstraction. Jusqu'au 17 janvier 2027...
01 octobre 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
Cette semaine les photographes capturent à travers leur objectif le sport sous toutes ses formes. Les frissons parcourent les corps, une...
21 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Fisheye #77, désormais en kiosque, s’immisce au cœur des festivals photo de l’été 2026
La petite Vera, Lac Baïkal, Sibérie, 1998. © Claudine Doury / Courtesy de l’artiste et de l’agence VU’
Fisheye #77, désormais en kiosque, s’immisce au cœur des festivals photo de l’été 2026
Que valent nos images ? C’est avec cette question en tête que nous avons composé Fisheye #77, que vous pouvez dès à présent retrouver en...
06 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
InCadaqués Festival : Julie Peiffer remporte le Premi Fotografia Femenina 2026
© Julie Peiffer
InCadaqués Festival : Julie Peiffer remporte le Premi Fotografia Femenina 2026
Le Premi Fotografia Femenina Fisheye x InCadaqués 2026 a récompensé Julie Peiffer pour Renversement, une série où la nature fragile...
10 octobre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Le Chant des villes : un urbain intime chez agnès b. 
© Alexandre Dupeyron
Le Chant des villes : un urbain intime chez agnès b. 
Jusqu’au 25 octobre 2026, la Galerie du Jour agnès b. présente Le Chant des villes, une exposition collective aux écritures contrastées...
09 octobre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Blindfolded : Antoine De Winter dialogue avec les glaciers
© Antoine De Winter
Blindfolded : Antoine De Winter dialogue avec les glaciers
Dans Blindfolded, Antoine De Winter s'intéresse à la disparition des glaciers des Alpes suisses en mêlant abstractions colorées et images...
08 octobre 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Blinded by your Grace : les tempêtes chassées
© Sarah Chaplin Espenon, 2026, courtesy Loose Joints
Blinded by your Grace : les tempêtes chassées
Dans son ouvrage Blinded by the Grace, publié chez Loose Joints, Sarah Chaplin Espenon s’intéresse aux femmes chasseuses de tornades. Une...
07 octobre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas