My Book de Sofiya Loriashvili : fragments d’une jeunesse tourmentée

13 novembre 2024   •  
Écrit par Fisheye Magazine
My Book de Sofiya Loriashvili : fragments d’une jeunesse tourmentée
© Sofiya Loriashvili
Photographie de Sofiya Loriashvili montrant un homme tirant la langue
© Sofiya Loriashvili

Dans le cadre de la publication d’un ouvrage sobrement intitulé My Book, Sofiya Loriashvili a lancé une campagne de financement participatif. De petit format, celui-ci consigne les fragments d’existence d’une jeunesse tourmentée.

« L’histoire a commencé en 2017, l’année où j’ai commencé à documenter tout ce qui m’entourait », explique Sofiya Loriashvili. Ces sept dernières années, elle n’a eu de cesse de capturer des moments de vie crus, souvent censurés par les réseaux sociaux. Des thèmes universels tels que l’amour, l’amitié et la mort se découvrent ici dans les débauches de la nuit, les accoutumances qu’elles occasionnent, la dépression et les cures de désintoxication qui s’ensuivent. En toile de fond défilent la crise de Covid-19, la guerre, la période de tensions qui la précède et une sensation de vide qui ne semble pouvoir se combler que dans l’intensité et l’oubli de soi, l’extase et le chaos. « [Mon boîtier] a énormément voyagé, mais a surtout fait des allers-retours entre la France et l’Ukraine, saisissant ainsi une multitude de vies et d’histoires. Il a longtemps été ma raison d’être à tel ou tel endroit », précise la photographe.

Une campagne de financement participatif

En souvenir de ce chapitre qu’elle achève désormais, Sofiya Loriashvili a pensé son livre dans un petit format suggérant le vade-mecum, ce guide que l’on porte sur soi. Les récits intimes qu’il contient, chargés en émotions, rappellent alors à celui ou celle qui le parcourt et s’y retrouve que sa situation n’est pas un cas isolé. En 152 pages, ce journal de bord multiplie les genres – allant de l’approche documentaire à la mise en scène en passant par la photographie de rue – à l’instar des rencontres faites au fil des ans. Pour la publication de My Book, Sofiya Loriashvili a lancé une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank. Pour vous procurer une édition signée accompagnée d’un tirage ou de votre portrait, vous pouvez contribuer en cliquant sur ce lien

Photographie de Sofiya Loriashvili montrant deux personnes nues se passant un verre
© Sofiya Loriashvili
Photographie de Sofiya Loriashvili montrant une table avec des cigarettes et des seringues
© Sofiya Loriashvili
Photographie de Sofiya Loriashvili montrant un lit en désordre
© Sofiya Loriashvili
Photographie de Sofiya Loriashvili montrant un homme dans une baignoire
© Sofiya Loriashvili
Photographie de Sofiya Loriashvili montrant une personne allongée, enlevant son haut
© Sofiya Loriashvili
À lire aussi
Jan Philipzen : réveiller l'esprit rave
© Jan Philipzen
Jan Philipzen : réveiller l’esprit rave
Jan Philipzen, à la fois photographie et musicien, possède un univers fascinant. À tout juste 25 ans, il décrit son travail comme…
18 octobre 2023   •  
Écrit par Milena III
« Face à Poutine, crions que nous vivons ! »  : Andréa Sena capture la fête comme un acte de résistance
© Andrea Sena
« Face à Poutine, crions que nous vivons ! »  : Andréa Sena capture la fête comme un acte de résistance
Techno crade, basse qui rompt les tympans, corps dénudés perdus dans l’ivresse, dans la danse. A Lviv et Odessa, Andréa Sena a…
31 janvier 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Explorez
Les coups de cœur #572 : Odysseas Tsompanoglou et Macy Castañeda-Lee
© Odysseas Tsompanoglou
Les coups de cœur #572 : Odysseas Tsompanoglou et Macy Castañeda-Lee
Odysseas Tsompanoglou et Macy Castañeda-Lee, nos coups de cœur de la semaine, s’intéressent tous deux à des thématiques intimes ayant...
12 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
10 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
© Hugh Davison / Instagram
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine ont décidé de prendre de bonnes résolutions pour l’année 2026. L’acte de...
06 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
L’île la plus proche du paradis © Nicolas Gastaud
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
Nicolas Gastaud et Sonia Martina, nos coups de cœur de la semaine, explorent des récits intimes. Le premier sonde son héritage familial...
05 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les coups de cœur #572 : Odysseas Tsompanoglou et Macy Castañeda-Lee
© Odysseas Tsompanoglou
Les coups de cœur #572 : Odysseas Tsompanoglou et Macy Castañeda-Lee
Odysseas Tsompanoglou et Macy Castañeda-Lee, nos coups de cœur de la semaine, s’intéressent tous deux à des thématiques intimes ayant...
12 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Les images de la semaine du 5 janvier 2026 : tenir ses bonnes résolutions
© p.arbld / Instagram
Les images de la semaine du 5 janvier 2026 : tenir ses bonnes résolutions
C’est l’heure du récap ! En ce début d’année, un certain nombre d’entre nous ont pris de bonnes résolutions. Qu’il s’agisse de multiplier...
11 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
10 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
© Agnès Dherbeys
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
À l’occasion de son vingtième anniversaire, le collectif MYOP investit le Carré de Baudouin avec une exposition manifeste....
09 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina