Podcast, mode et expérimentations : nos coups de cœur photo de janvier 2025

31 janvier 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Podcast, mode et expérimentations : nos coups de cœur photo de janvier 2025
© Luma Koklova
© Sara Imloul

Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont particulièrement marquée. Des récits personnels aux visites de divers événements, c’est le moment de (re)partager nos coups de cœur de janvier 2025 !

Des Clics

Au début du mois, le deuxième épisode de Des Clics est sorti sur les plateformes d’écoute. Lancé par Maud Bernos, le podcast s’attache à mettre en avant des femmes photographes appartenant à différentes générations. Tour à tour, elles évoquent leur parcours, les thématiques qui les portent ou encore l’esthétique qu’elles privilégient afin de défendre leurs idées. « J’avais envie d’écouter des autrices raconter leur création de façon personnelle. Lorsqu’on parle de photographie à l’antenne, c’est souvent technique, un peu détaché et froid », explique l’animatrice. En attendant de découvrir la prochaine conversation, qui devrait être diffusée en février, vous pouvez toujours vous plonger dans celles de Laura Stevens et Sara Imloul.

Des Clics : un podcast intimiste sur le parcours de femmes photographes
La vague Passages, de l’Ombre aux Images 2015-18 © Sara Imloul
Des Clics : un podcast intimiste sur le parcours de femmes photographes
La photographe indépendante Maud Bernos nous embarque dans des conversations intimistes avec des femmes photographes dans son nouveau…
03 janvier 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
© Luma Koklova. Female Gaze (Cosmologies).

Luma Koklova

Luma Koklova nous dévoile le premier chapitre de sa série Cosmologies. Intitulé « Female Gaze », celui-ci puise dans l’écoféminisme pour renouer des liens entre les êtres et la nature afin de montrer ce qui échappe à l’œil nu. En résulte un ensemble de compositions tantôt monochromes, tantôt colorées, souvent expérimentales. Par surimpression, des fleurs indigo viennent orner un portrait. Un paysage côtier se pare de nuances roses. Les corps, comme la faune et la flore, apparaissent sur des négatifs ou sous le flash aveuglant du boîtier. L’objectif de la photographe réside ainsi en la révélation de « dynamiques invisibles qui traversent l’espace et le temps »

À travers Female Gaze, Luma Koklova réenchante le monde
© Luma Koklova. Female Gaze (Cosmologies).
À travers Female Gaze, Luma Koklova réenchante le monde
Dans « Female Gaze », le premier chapitre de sa série Cosmologies, la photographe Luma Koklova pose un regard neuf, décolonisé et libéré…
09 janvier 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Collage de Marilia Destot montrant une montagne fragmentée
© Marilia Destot

Marilia Destot

« Les lieux ont une mémoire, et nous avons une mémoire sensorielle et sentimentale des lieux, que nous conservons en nous et transmettons parfois sur plusieurs générations », assure Marilia Destot. Au moyen de collages, l’artiste donne une seconde vie à des tirages qu’elle a pris dans son quotidien ou au cours de voyages. En associant les fragments selon leurs formes, leurs couleurs et leurs motifs, elle fait naître de nouveaux paysages qui se lisent comme des palimpsestes. De fait, les souvenirs infusent ses Memoryscapes. Ils suggèrent une multitude d’histoires, intimes ou universelles, qui se superposent. Dans ces espaces réinventés, celui ou celle qui regarde devient alors libre de se projeter et d’inscrire ses propres réminiscences dans les strates des images.

Marilia Destot : dans le paysage sommeille la mémoire du temps qui passe
© Marilia Destot
Marilia Destot : dans le paysage sommeille la mémoire du temps qui passe
Dans Memoryscapes, Marilia Destot poursuit son travail de collages aux lignes épurées. À travers cette nouvelle série au long…
15 janvier 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
gros plans de la robe d'un cheval
© Marion Brun

Marion Brun

La nuit tombée, un autre monde se révèle. Marion Brun, qui signe Echos, ne le sait que trop bien. À l’aide de son boîtier, la photographe immortalise une déclinaison de paysages nocturnes nimbés de mystère. « Je ne travaille pas autour de thématiques ou de sujets spécifiques. Je cherche plutôt à créer un univers et une atmosphère qui me parlent et me plaisent. […] La plupart du temps, se crée une atmosphère à la fois très silencieuse et magique, avec une touche d’étrangeté », précise-t-elle. Dans ses images, des silhouettes humaines et animales surgissent çà et là. Leurs contours se dessinent au gré de jeux de lumière, à coup de flash. Un univers fantastique, pourtant bien réel, s’offre ainsi à nous.

Marion Brun : faire résonner l’écho de la nuit et de la couleur
© Marion Brun
Marion Brun : faire résonner l’écho de la nuit et de la couleur
Photographe grenobloise installée à Arles, Marion Brun explore dans sa série echos, la complémentarité des couleurs et des textures, le…
17 janvier 2025   •  
Écrit par Hugo Mangin
Loulou de la Falaise, Elle, pour sa propre création, 1967
Loulou de la Falaise, Elle, pour sa propre création, 1967 © Peter Knapp, Courtesy de l’artiste et de Oana Ivan Gallery

Peter Knapp

Le 17 janvier, la Oana Ivan Gallery, située au 93, rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, a ouvert ses portes au public. Sa première exposition s’intitule Compte à rebours, 2024-1960 et rend hommage à la carrière prolifique de Peter Knapp. Ce dernier a participé, dès les années 1960, à la démocratisation de la mode, de même qu’à l’écriture de son nouveau langage. Pour ce faire, celui qui se définit comme « un faiseur d’images » a eu recours à une esthétique du mouvement et à d’astucieux effets expérimentaux. Jusqu’au 17 avril prochain, la rétrospective présente une sélection de monochromes emblématiques de son œuvre ainsi que des créations encore inédites, imaginées l’année passée. L’accrochage évoluera au fil des semaines. 

Pour sa première exposition, la Oana Ivan Gallery rend hommage à Peter Knapp
Paris, Ungaro, broderie Jakob Schläpfer, Stern, 1967 © Peter Knapp, Courtesy de l’artiste et de Oana Ivan Gallery
Pour sa première exposition, la Oana Ivan Gallery rend hommage à Peter Knapp
La Oana Ivan Gallery a ouvert ses portes avec Compte à rebours, 2024-1960, une rétrospective inaugurale consacrée à Peter Knapp. Jusqu’au…
30 janvier 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
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24 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
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