La sélection Instagram #499 : déchirure du corps et du cœur

25 mars 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
La sélection Instagram #499 : déchirure du corps et du cœur
© Raphaëlle Foulon / Instagram

Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine sondent les blessures du corps, du cœur et de l’âme. Ils dévoilent les larmes, les coupures, la nostalgie, les amours perdues et, à l’aide de couleurs chaudes, pansent les chagrins et les égratignures en poésie. À travers les images, la douleur figée se dissipe et laisse place à la guérison.

@melo.imaging

Tianyun Chen explore ses cauchemars, son mal du pays, le temps suspendu, celui qui n’avance pas. Pour l’artiste pluridisciplinaire installé·e entre les États-Unis et la Chine, l’image sert à soigner les traumatismes, à apaiser les mauvais rêves et à se reconnecter avec sa propre identité.

Personne allongée qui semble être blessée à la main
© Tianyun Chen / Instagram
lit dans la prénombre
© Tianyun Chen / Instagram

@raphaellefoulon

Raphaëlle Foulon lève le voile sur les détails, les craquelages et les entailles. Elle capture les lumières, les peaux rosées, les étreintes et le verre brisé. Dans sa galaxie d’images, les émotions sont crues, réelles, mais malgré l’inconfort qu’elles procurent à première vue, la photographe sait les traiter avec tendresse.

Des genoux avec une égratignure
© Raphaëlle Foulon / Instagram
Terre craquelée par la sécheresse
© Raphaëlle Foulon / Instagram

@manuifranken

Sur les visages comme sur les corps, Manui Franken sait saisir la profondeur des sentiments. L’artiste dessine les contours de la vulnérabilité humaine à l’aide de son appareil photographique. Amours queers, pleurs, colère féministe, amitiés ou perte, chaque cliché raconte une histoire de guérison intérieure.

Visage d'une femme qui verse une larme
© Manui Franken / Instagram
Personne nue sur une couverture colorée
© Manui Franken / Instagram

@estherferriol

Dans des teintes de terre estivale, Esther Ferriol documente son quotidien et celui de ses proches. Dans ses photographies mélancoliques, elle dresse le portrait des blessures de la vie, autant physiques qu’émotionnelles. Le bras dans une compresse, le cœur d’un être aimé dans une enveloppe ou une fleur au balcon composent les brides de son journal intime.

Main blessée dans un bandage
© Esther Ferriol / Instagram
Des mains qui tiennent une lettre ancienne
© Esther Ferriol / Instagram

@angelique_riabova

Dans les froides compositions d’Angelique Riabova, on perçoit un torrent de solitude. Seule face à l’adversité d’une nature indomptée, l’artiste capture les strates de l’isolement – subi ou voulu – à travers différentes approches du médium. Sur ses polaroids, les vagues sont silencieuses, sur ses cyanotypes, les végétaux fanent, sur ses monochromes, le grain efface les détails des visages.

Personne face à la mer
© Angelique Riabova / Instagram
Polaroid de la mer
© Angelique Riabova / Instagram
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