Le retour des beaux jours voit les rues de Paris s’animer à nouveau. D’une terrasse à l’autre, éclats de rire et cris de joie se font écho. Sur un trottoir, au coin d’une rue, un promeneur s’émerveille… Les photographes de cette semaine célèbrent les petits riens qui composent le paysage urbain.
@theovitchhh
Dans sa série de photos Les coins cachés de Paris, le photographe et graphiste @theovitchhh nous fait redécouvrir certains lieux de la capitale. À moitié dissimulée entre superposition d’éléments et collages, la photo devient l’élément central de la composition. Elle intrigue et suscite la curiosité de celui qui la contemple, maintenant prêt à explorer ce nouveau Paris qui s’offre à lui.


@mur_7000
À l’angle d’une rue de Paris se trouve un canapé. D’un doré scintillant, les passants ne semblent pourtant pas l’avoir remarqué. Il en est de même pour cet abris bus qui passe inaperçue aux yeux de la famille qui patiente en dessous. Sous le pseudonyme @mur_7000, Flavio met l’accent sur les éléments les plus ordinaires qui occupent les rues. Happés par la frénésie quotidienne, ces objets n’attirent plus notre attention. Une invitation à ralentir et contempler ce qui nous entoure afin d’en apprécier les moindres détails.


@vic_westwood
Comme elle l’explique sur son compte Instagram @vic_westwood, Vicky, photographie « les choses qu’elle voit ». Son univers est empreint d’une grande douceur qui émane des couleurs qu’elle choisit de mettre en avant. Du bleu pastel à des tonalités plus vives, l’ensemble nous transporte dans un univers faisant écho à celui de Wes Anderson. À travers son objectif, les poubelles deviennent dignes d’intérêt. Elles se hissent hors de l’arrière-plan qui leur est habituellement attribué pour venir se placer au centre des compositions photographiques.


@austinprendergast
Couleurs vives et objets déformés, bienvenue dans l’univers d’Austin ! L’artiste se réapproprie la photographie de rue pour la réinventer. Ses images nous transportent dans une ville devenue imaginaire, inspirée de la science-fiction. Le terrain de basket ondule dans une nuit teintée de violet et le métro devient un lieu où passagers du réel et fantômes issus d’un autre monde se côtoient.


@maxverret
Maxime, photographe du compte Instagram @maxverret, nous montre la ville à travers des jeux de lumière. Le versant la Rouvière de Marseille semble ainsi frappée d’une éclipse solaire, qui confère à la photo un aspect irréel et hors du temps. D’un autre côté, les rayons lumineux se fixent sur les roues du cycliste qui traverse les rues de Riquet. En accentuant la lumière lorsqu’elle se pose sur ses sujets, l’artiste souligne la beauté qui se cache dans les choses les plus banales de notre quotidien.

