Partenaire
Terminé
Exposition

Mohamed Bourouissa : Signal

16.0230.06
Palais de Tokyo
13, Avenue du Président Wilson, 75116 Paris
Palais de Tokyo
Enfermement des corps et des pensées, représentation des identités, détermination et contrôle des langages, soin par les plantes, la musique et la couleur, économies parallèles, aliénation et résistance... À partir d’expériences intimes, l’œuvre de Mohamed Bourouissa dresse des récits collectifs puisés aux racines de l’amertume (seum, en arabe).
11 juin 2024   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Mohamed Bourouissa : Signal
© Mohamed Bourouissa, Ma Mère

Enfermement des corps et des pensées, représentation des identités, détermination et contrôle des langages, soin par les plantes, la musique et la couleur, économies parallèles, aliénation et résistance… À partir d’expériences intimes, l’œuvre de Mohamed Bourouissa, présentée au Palais de Tokyo, dresse des récits collectifs puisés aux racines de l’amertume (seum, en arabe). Cette première rétrospective dans une institution nationale est l’occasion de déplier le travail de l’artiste, de ses productions les plus récentes à ses débuts, incluant des créations d’artistes ami·es, comme autant de sursauts dans le temps, sans se soucier d’être exhaustif ou chronologique. Comme la terre lui est étroite, l’exposition réunit plusieurs géographies, de Blida, en Algérie, ville natale de l’artiste, où le psychiatre et écrivain Frantz Fanon a développé une analyse de l’aliénation mentale au cœur des dominations coloniales, à Gennevilliers, où l’artiste vit et est très actif localement, en passant par Fletcher Street (Philadelphie) et sa communauté de cow-boys noirs jusqu’au ciel de Gaza.

Animé par une logique du disparate, Mohamed Bourouissa étire les langages, les références intimes et collectives, les formes et les esthétiques, pour provoquer des écarts, des renversements, des tensions, créant un tiers-espace, entre jardin hanté et organisme vivant, dicté par le trouble. L’exposition est pensée comme une partition de sons, de dessins, de photographies, de films, de sculptures, d’aquarelles, de plantes, de musiques expérimentales et d’énergies collectives. Du cri au silence en passant par le murmure des fantômes du colonialisme, elle nous confronte à une certaine fréquence atmosphérique du sensible, toujours en alerte. Une tentative d’échapper à ce qui nous intoxique. À voir en urgence au Palais de Tokyo, avant le 30 juin prochain !

Les événements du moment
Voir tout l'agenda
Polaraki : Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi
Sans titre, Araki Nobuyoshi 1990-2024 © Musée Guimet, Paris Nicolas Fussler.
En cours
Exposition
Polaraki : Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi
01.1012.01
Musée Guimet
Le musée Guimet accueille, du 1er octobre 2025 au 12 janvier 2026, l’exposition Polaraki, qui a vu le jour grâce à l’exceptionnel don de...
Angel Albarrán & Anna Cabrera : Songes chromatiques
© Angel Albarrán & Anna Cabrera
En cours
Exposition
Angel Albarrán & Anna Cabrera : Songes chromatiques
06.1124.01
Les Douches la Galerie
Pour inaugurer son nouvel espace rue Chapon, dans le Marais, la galerie Les Douches accueille, du 6 novembre au 24 janvier, l’exposition...
Ray K. Metzker : Obscurités radieuses
Man Wall Street Grid, 1964 © Ray K. Metzker, Estate of Ray K. Metzker. Courtesy Les Douches la Galerie, Paris
En cours
Exposition
Ray K. Metzker : Obscurités radieuses
18.1024.01
Centre photographique Rouen Normandie
Jusqu’au 24 janvier 2026, le Centre photographique Rouen Normandie dévoile la première grande exposition institutionnelle en France...
Edward Weston Modernité révélée & Tyler Mitchell Wish This Was Real
Motherlan Skating, 2019 © Tyler Mitchell
En cours
Exposition
Edward Weston Modernité révélée & Tyler Mitchell Wish This Was Real
15.1025.01
Maison Européenne de la Photographie
Pour la rentrée, la MEP présente deux accrochages distincts : Modernité révélée, d’Edward Weston (1886-1958), et Wish This Was Real, de...
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
04 janvier 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche