Jan Philipzen : réveiller l’esprit rave

18 octobre 2023   •  
Écrit par Milena III
Jan Philipzen : réveiller l'esprit rave
© Jan Philipzen
© Jan Philipzen

Portraits de musicien·nes, ambiances de rave, shootings de mode… L’Allemand Jan Philipzen, à la fois photographie et musicien, possède un univers fascinant. À tout juste 25 ans, il décrit son travail comme « un chaos organisé », fait d’excès et d’instabilité, de spiritualité et de sensualité, de beauté et d’éphémère. Des symptômes et des traces de l’amour, de la joie et de l’amitié… mais aussi de violence. Inspiré par l’esthétique des pochettes d’albums et les codes vestimentaires de différentes sous-cultures punk, metal, techno, il fait de la musique une source constante d’inspiration de sa pratique photographique. « L’ensemble de mon processus de postproduction a été très inspiré par les zines punk et les pochettes d’albums de black metal du début des années 1990 », confie-t-il. À la question de savoir quelle serait la bande sonore la plus adaptée à ses images, Jan Philipzen répond que ce serait probablement la musique qu’il créé lui-même – l’artiste étant par ailleurs derrière le projet musical intitulé Solar Witch Cult, qui mélange ses genres de prédilection. Si le lien entre ces deux arts n’est pas si évident, comme en musique, la photographie nécessite une organisation harmonieuse des éléments – visuels – pour créer une œuvre esthétique : elle est nourrie ici par la beauté des compositions de l’artiste. Mais sa pratique est aussi faite d’une alternance entre rythme entêtant et silences, et de formes et de textures qui servent l’émotion esthétique. Qu’il soit personnel ou né de commandes, le travail de Jan Philipzen est particulièrement contrasté et éclectique. Une constante cependant, « la texture, déclare-t-il. Que ce soit par l’impression, la numérisation, les reproductions ou les superpositions. » On remarque, également, l’importance de la lumière, explorée tant dans son interaction entre flash et éclairage naturel, que dans des installations plus complexes. Musique ou photographie, le support dans lequel il s’exprime importe peu, affirme-t-il finalement. Car l’essentiel, c’est l’expression elle-même.

© Jan Philipzen
© Jan Philipzen
© Jan Philipzen

© Jan Philipzen
© Jan Philipzen
© Jan Philipzen
© Jan Philipzen

© Jan Philipzen

© Jan Philipzen
© Jan Philipzen
© Jan Philipzen
Explorez
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
Il y a 9 heures   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
© Marilia Destot / Planches Contact Festival
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Marilia Destot. Jusqu’au 4 janvier 2026, l’artiste expose ses Memoryscapes à Planches...
26 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Indlela de la série Popihuise, 2021 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Par le dessin et le collage, l'artiste sud-africain Vuyo Mabheka compose sa propre archive familiale qui transcrit une enfance solitaire...
25 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Sarah Bahbah : écran d’intimité
© Sarah Bahbah
Sarah Bahbah : écran d’intimité
Sarah Bahbah a imaginé Can I Come In?, un format immersif à la croisée du podcast, du film et du documentaire. Dans les six épisodes qui...
18 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
Il y a 9 heures   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger