La Fondation Yves Rocher récompense Mathias Depardon

07 septembre 2020   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La Fondation Yves Rocher récompense Mathias Depardon

Le Prix Photo de la Fondation Yves Rocher a annoncé son lauréat 2020 : Mathias Depardon. Un photojournaliste dont les projets immersifs croisent enjeux politiques, sociaux et écologiques.

Depuis six ans, le Prix Photo de la Fondation Yves Rocher, créé en partenariat avec Visa pour l’Image – Perpignan, aide des photojournalistes à réaliser des projets engagés. Au cœur de cette initiative ? Les problématiques liées à l’environnement, aux relations entre les hommes et la Terre, et aux grands enjeux du développement durable. Le 5 septembre, la Fondation a annoncé le nom du lauréat 2020 : Mathias Depardon. Celui recevra une dotation de 8000 euros pour la réalisation d’un reportage. Son travail sera ensuite exposé au Festival La Gacilly, ainsi qu’à Visa pour l’Image 2021.

Photographe français né en 1980, Mathias Depardon prône une approche profonde et immersive du photojournalisme. Ses séries mêlent portraits et paysages, et capturent les enjeux complexes de zones sous tension. À travers ses projets, il interroge les notions d’identité et de territoire. Grâce au Prix Photo de la Fondation Yves Rocher, le photographe souhaite se rendre en Mésopotamie pour documenter les conséquences écologiques et sociales liées à l’assèchement des fleuves de la région. La pénurie des eaux du Tigre et de l’Euphrate y entraîne une salinisation des sols, et déclenche des déplacements de population, dans un espace souffrant d’une sécheresse générale. Un projet géopolitique évoquant la « guerre des eaux » au sein d’une terre déjà marquée par la guerre et les conflits.

© Mathias Depardon

© Mathias Depardon© Mathias Depardon

© Mathias Depardon

© Mathias Depardon

Explorez
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
5 coups de cœur qui photographient la neige
© Loan Silvestre
5 coups de cœur qui photographient la neige
Tous les lundis, nous partageons les projets de deux photographes qui ont retenu notre attention dans nos coups de cœur. Cette semaine...
22 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
26 séries de photographies qui capturent l'hiver
Images issues de Midnight Sun (Collapse Books, 2025) © Aliocha Boi
26 séries de photographies qui capturent l’hiver
L’hiver, ses terres enneigées et ses festivités se révèlent être la muse d’un certain nombre de photographes. À cette occasion, la...
17 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Grégoire Beraud et les terres colorées de l'Amazonie
Kipatsi © Grégoire Beraud
Grégoire Beraud et les terres colorées de l’Amazonie
Dans sa série Kípatsi, réalisée dans l’Amazonie péruvienne, Grégoire Beraud met en lumière la communauté Matsigenka, sa relation à la...
13 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
04 janvier 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche