BMW ART MAKERS a dévoilé le nom des nouvelles lauréates de son programme : il s’agit de l’artiste Lara Tabet et de la curatrice Yasmine Chemali. Le duo signera Le Corps vitré, un projet expérimental dont les premières images seront présentées aux Rencontres d’Arles 2026.
« Nous sommes très heureuses de cette nomination qui vient consacrer une collaboration de longue date nourrie par un parcours migratoire commun, de Beyrouth au sud de la France », déclarent conjointement Lara Tabet et Yasmine Chemali. Toutes deux ont remporté la nouvelle édition du BMW ART MAKERS qui, depuis 2021, récompense un duo photographe-curateur à travers un programme de mécénat qui s’inscrit dans la durée. Les lauréates bénéficient d’un soutien financier d’une valeur de 33 000 euros qui leur permettra de développer, tant dans la recherche que dans la production des œuvres, leur série Le Corps vitré. « Le programme BMW ART MAKERS, qui met l’accent sur un travail collaboratif porté par un duo, nous apparaît comme le contexte idéal pour concrétiser un projet curatorial et artistique en résonnance avec les enjeux du vivant, de l’image et des écologies contemporaines », poursuivent-elles.
Une collaboration créative avec le vivant
Avec Le Corps vitré, Lara Tabet et Yasmine Chemali proposent une série dans laquelle l’art rencontre les sciences et l’écologie. Au fil de ses œuvres, l’artiste et médecin biologiste sondera les relations qui unissent la nature et l’image grâce à la bactériographie. Ce procédé expérimental consiste en des prélèvements microbiologiques qui, ici, auront lieu en milieux aquatiques se trouvant à la lisière d’espaces préservés et d’infrastructures industrielles. Dans un mouvement de collaboration créative avec le vivant, les micro-organismes s’exprimeront ainsi sur des surfaces photosensibles selon le temps et la lumière. « À l’occasion du Bicentenaire de la Photographie, nous nous réjouissons de pouvoir développer un projet interrogeant la perméabilité des corps à travers une approche féministe qui décentre l’échelle humaine tout en célébrant la nature hybride du médium photographique, dès son origine », assure le duo. En résulteront des vitraux contemporains, mettant en évidence des écosystèmes souvent invisibilisés, qui seront dévoilés aux Rencontres d’Arles 2026 avant d’être présentés, à l’automne, à Paris Photo.