Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu

10 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu
Threshold © Akari Takenobu, pour Christian Dior Parfums
© Akari Takenobu

Initié en 2018 par Christian Dior Parfums, en partenariat avec LUMA Arles et l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) le Prix Dior de la photographie et des arts visuels récompense le travail à un·e étudiant·e issu·e des écoles d’art internationales de renom? Pour cette 9e édition, la photographe étudiante japonaise Akari Takenobu a été nommée lauréate. Un travail à retrouver à la Lampisterie, dans le Parc des Ateliers, jusqu’au 4 octobre.

Portée par la thématique « Face to Face », cette édition du prix Dior de la photographie a révélé le travail polymorphe de dix lauréat·es issu·es de différentes écoles prestigieuses d’art à travers le monde. Le jury, composé d’artistes, et de personnes du monde la photographie – dont David Sims, Vasantha Yogananthan (photographe français), Maja Hoffmann (Fondatrice et Présidente Exécutive LUMA Foundation et LUMA Arles), Julie Jones (directrice de la Maison Européenne de la Photographie) et Peter Philips (directeur de la création et de l’image du maquillage Dior) – a élu Akari Takenobu, étudiante en master à l’Université des Arts de Tokyo, gagnante du prix.

Corps décomposés


« Les fragments dispersés sont reconstruits en une forme évoquant une figure humaine, mais qui n’est plus identique au soi d’origine. Ce qui apparaît est visible, mais immatériel – une image dépourvue de substance physique. En utilisant mon propre corps comme matériau, je tente de générer quelque chose qui se rapproche davantage de l’invisible que mon corps vivant. Cela oscille entre réalité et inconnu. » C’est en ces mots qu’Akari Takenobu décrit son travail. Un univers photographique inspiré par les expériences de son enfance et d’autres expériences « paranormales ». Intriguée par le non-visible, elle crée, par l’entremise du collage ou de l’installation, des œuvres quasi sculpturales. Sa série nous révèle des corps fragmentés, décomposés et recomposés, des sortes de textures et formes modulables, d’où jaillissent une grande poésie. Une invitation à la contemplation, à se perdre, en douceur.

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