
La nouvelle vient de tomber : Sabelo Mlangeni remporte la troisième édition du prix James Barnor pour son œuvre autour des notions de communauté et de partage. Une mention spéciale est attribuée à George Mahashe.
Ce mercredi 8 juillet 2026, le prix James Barnor a dévoilé son nouveau lauréat à l’hôtel de la Lauzière, à Arles. Cette année, la récompense s’attachait à décorer un artiste originaire d’un pays du sud de l’Afrique, c’est-à-dire d’Angola, de Namibie, du Botswana, d’Afrique du Sud ou d’Eswatini. Parmi les candidatures, celle de Sabelo Mlangeni a particulièrement retenu l’attention du jury, présidé par James Barnor et rassemblant Aby Gaye, Taous Dahmani, Adnan Bashir, Naoki Nakatani et Mário Macilau, puisque celui-ci a fait l’unanimité. À cet effet, il reçoit une dotation de 10 000 € ainsi qu’un accompagnement pour continuer à faire rayonner son œuvre à l’international. Récemment, le Smithsonian National Museum of African Art et le MoMA, aux États-Unis, ou encore la 60e exposition d’art de la Biennale de Venise lui ont consacré une exposition.
Communauté et partage
Au cœur de son travail se trouvent les notions de communauté et de partage. En noir et blanc et parfois en couleur, ses portraits résultent de rencontres marquées par le temps long. « Il passe avec elles [les personnes qu’il photographie, ndlr] des semaines, des mois, parfois plusieurs années, partageant leurs récits, leurs réflexions, leurs émotions et leurs expériences de tous les jours. Sa démarche constitue ainsi une exploration sensible de ce que l’expérience humaine recèle de plus éprouvant, de plus beau et de plus troublant », explique le texte d’introduction à sa pratique. En parallèle, George Mahashe obtient une mention spéciale pour son œuvre à la lisière de l’anthropologie, des archives et de la création artistique.