Les coups de cœur #487 : Jaewon Choi et Léna Charlon

Les coups de cœur #487 : Jaewon Choi et Léna Charlon
© Léna Charlon
© Jaewon Choi

Jaewon Choi et Léna Charlon, nos coups de cœur de la semaine, utilisent leur boîtier à des fins de documentation. Le premier immortalise les rues quand la seconde saisit les émotions qui se révèlent lors de performances artistiques

Jaewon Choi

« Photographe de rue et artiste humaniste », ainsi qu’il se décrit, Jaewon Choi a troqué Séoul, en Corée du Sud, pour Toronto, au Canada. Ce voyageur au cœur de l’existence s’efforce de capturer l’essence intemporelle de ses sujets, à travers des compositions pensées avec soin et un vrai sens de la géométrie. « Je me concentre toujours sur les nuances de la vie quotidienne, les paysages sereins de la nature et l’interaction intrigante de la lumière et des formes, qu’elles soient naturelles ou créées par l’homme », explique-t-il. Ses objets de préoccupation ? Le plus souvent, les activités humaines, voire parfois les conditions de travail qui existent au sein de la société qu’il côtoie. Fasciné par le photojournalisme, Jaewon Choi explore ainsi le médium en le positionnant à la fois à la manière d’une forme d’art échappant à la temporalité, et d’un outil de documentation de l’ordinaire. En résulte une photographie puissante, sobre et pertinente.

© Jaewon Choi
© Jaewon Choi
© Jaewon Choi
© Jaewon Choi
© Jaewon Choi
© Léna Charlon

Léna Charlon

« J’aime me fondre dans le décor et immortaliser les personnes au moment où elles oublient l’objectif, se lâchent et me livrent des réactions naturelles. Pour moi un cliché est réussi quand il peut vraiment transporter le public dans un lieu, une ambiance, une émotion ou un moment de vie », explique Léna Charlon. Également monteuse et réalisatrice, c’est sur les plateaux et dans les salles de concert que la photographe officie. À l’image, des silhouettes sombres se détachent de fonds colorés allant de l’indigo à l’orangé. Dans ces séquences proches du cinéma, une de ses plus importantes sources d’inspiration, les sensations semblent intensifiées par des lumières vives. « Ayant grandi à Biarritz, j’ai suivi de près la carrière du groupe La Femme, que j’apprécie particulièrement. J’ai eu la chance de les photographier pendant un de leurs passages à l’Olympia, se souvient-elle. Plusieurs mois après, je leur ai demandé si je pouvais leur réaliser un clip alternatif sur leur morceau “Contaminado” et iels ont accepté. C’est un projet que j’affectionne car il fait vraiment le pont entre mon travail en photo et en vidéo. » 

© Léna Charlon
© Léna Charlon
© Léna Charlon
© Léna Charlon
À lire aussi
Les coups de cœur #486 : Cyril Laroche et Pauline Herlent
© Pauline Herlent
Les coups de cœur #486 : Cyril Laroche et Pauline Herlent
Cyril Laroche et Pauline Herlent, nos coups de cœur de la semaine, utilisent leur boîtier à des fins d’expérimentation du réel. Les deux…
01 avril 2024   •  
Les coups de cœur #485 : D.M. Terblanche et Juliette Seguin
© D. M. Terblanche
Les coups de cœur #485 : D.M. Terblanche et Juliette Seguin
D.M. Terblanche et Juliette Seguin, nos coups de cœur de la semaine, se servent de leur boîtier pour sonder le monde alentour. Les deux…
25 mars 2024   •  
Explorez
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
© Justine Tjallinks
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
Dans Vision, Justine Tjallinks capture avec singularité la différence, en prenant son inspiration dans la peinture ancienne du siècle...
31 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Thato Toeba : matérialiser les fractures
© Thato Toeba
Thato Toeba : matérialiser les fractures
Dans l'exposition Anyone Can Be Lucifer, aux Rencontres d'Arles, Thato Toeba dévoile un corpus artistique engagé, déboulonnant des...
30 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
This Bloom I Borrow, 2026. © Aïda Muluneh
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
Pour l'édition estivale des 7 à 9, des rencontres organisées par Chanel au Jeu de Paume, la photographe et curatrice éthiopienne Aïda...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Katia Kameli présente le Roman algérien à Arles 2026
© Katia Kameli
Katia Kameli présente le Roman algérien à Arles 2026
À Arles, Katia Kameli dévoile un nouveau chapitre de son vaste projet Le Roman algérien, une œuvre au long cours qui interroge la...
27 juillet 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
© Justine Tjallinks
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
Dans Vision, Justine Tjallinks capture avec singularité la différence, en prenant son inspiration dans la peinture ancienne du siècle...
31 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Thato Toeba : matérialiser les fractures
© Thato Toeba
Thato Toeba : matérialiser les fractures
Dans l'exposition Anyone Can Be Lucifer, aux Rencontres d'Arles, Thato Toeba dévoile un corpus artistique engagé, déboulonnant des...
30 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
This Bloom I Borrow, 2026. © Aïda Muluneh
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
Pour l'édition estivale des 7 à 9, des rencontres organisées par Chanel au Jeu de Paume, la photographe et curatrice éthiopienne Aïda...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Vigilance : une histoire de la prévention et de la sécurité en entreprise
© Couverture du magazine Vigilance, n°41, un monteur et ses gants isolants, Michel Crépin, septembre 1971. Avec l’aimable autorisation des archives EDF.
Vigilance : une histoire de la prévention et de la sécurité en entreprise
Comme chaque année, les Rencontres d’Arles proposent des expositions faisant la part belle aux archives. En 2026, nous retrouvons...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet